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Séisme : Israël lance un exercice simulant la réception de l’aide internationale

17 pays, l'Union européenne et l'ONU sont impliqués dans cet exercice de quatre jours consacré à l'aide à grande échelle apportée par les pays alliés en cas de cataclysme

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Photo d'illustration : Des équipes de recherche et de sauvetage de Tsahal travaillant pour trouver des survivants après un tremblement de terre en Turquie, le 10 février 2023. (Crédit : Armée israélienne)
Photo d'illustration : Des équipes de recherche et de sauvetage de Tsahal travaillant pour trouver des survivants après un tremblement de terre en Turquie, le 10 février 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Les responsables des services d’urgence israéliens ont lancé dimanche un exercice majeur qui durera quatre jours, consacré à la réception des aides internationales apportées par les nations alliées dans le cadre d’un tremblement de terre dévastateur, a fait savoir le ministère de la Défense.

L’exercice, placé sous l’autorité de la NEMA (Autorité nationale de gestion des urgences), implique 120 participants de 17 pays – l’Albanie, l’Autriche, la Belgique, la Bosnie, la Bulgarie, la République tchèque, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Allemagne, la Lettonie, la Macédoine, le Montenegro, la Roumanie, l’Espagne, la Suède, ainsi que l’Union européenne et les Nations unies.

Selon le ministère, l’entraînement simulera toutes les procédures d’urgence qui suivent un séisme majeur, avec notamment la prise de décision de demander l’assistance internationale, l’intégration des équipes de secours étrangères auprès des équipes israéliennes ainsi que la réception et la distribution de l’aide internationale sur tout le territoire israélien.

Un responsable de la NEMA a confié avant l’exercice au Times of Israel que le pays n’a jamais été du côté des destinataires des aides en cas de tremblement de terre. Après le séisme majeur qui a frappé, le mois dernier, le sud-est de la Turquie – Israël avait envoyé des équipes de recherche et de secours, déployant également un hôpital de campagne – les officiels ont réalisé l’importance de coordonner la réception d’une éventuelle assistance à grande échelle.

L’exercice simulera l’appel lancé par les responsables israéliens à l’aide internationale puis le filtrage des réponses utiles en fonction de la gravité de la situation et des besoins des autorités israéliennes en réponse au cataclysme.

Ensuite, des équipes internationales de recherche et de secours – à effectif réduit dans le cadre de l’exercice – arriveront à l’aéroport Ben Gurion et par le poste-frontière Allenby, qui sépare l’État juif et la Jordanie, et elles rejoindront les équipes du Commandement intérieur et du ministère de la Santé, rejoignant plusieurs secteurs, dans tout le pays, pour simuler les opérations de secours.

Pendant ce temps, d’autres types d’aides internationales continueront à arriver à l’aéroport au cours des prochains jours et ils seront distribués de manière appropriée.

Les responsables au siège de la NEMA pendant un exercice de simulation de réception des aides internationales en cas de séisme, le 12 mars 2023. (Crédit : Ministère de la Défense)

Le responsable a indiqué que presque tous les ministères du gouvernement israélien étaient impliqués dans cet entraînement ainsi que Tsahal et la police, prenant pour hypothèse que ces derniers resteraient opérationnels dans le cadre d’un tremblement de terre majeur.

« Il n’y a pas de défaillance du système ; le système d’immigration continue à fonctionner, les aéroports aussi… le ministère de la Défense est en mesure d’aider à transporter les équipes venues pour nous aider à leur destination, le ministère des Communications est capable d’approuver les fréquences de communication des équipes de secours, le ministère de la Protection environnementale est capable d’approuver les matériaux qui entrent dans le pays et ainsi de suite », a commenté le responsable.

La NEMA prévoit d’organiser des exercices similaires de réception d’aides internationales dans le cadre d’une simulation de guerre, d’un important attentat terroriste ou d’une catastrophe, ainsi que d’autres exercices liés à de possibles séismes, cette année.

Le directeur de la NEMA, Yoram Laredo, a indiqué que 2023 était une année qui permettra « de nous concentrer sur l’état de préparation national à un séisme alors que le terrible tremblement de terre survenu en Turquie renforce les défis que nous sommes amenés à affronter ».

« La coopération avec nos partenaires étrangers – une coopération que nous tenons en haute estime – est un élément crucial dans cet état de préparation du pays à un possible tremblement de terre et elle renforce les capacités de l’État d’Israël à recevoir au mieux les aides humanitaires dans les situations d’urgence », a-t-il ajouté, des propos qui ont été transmis par le ministère.

Israël se trouve le long d’une ligne de faille active – la vallée du grand rift, ou rift syro-africain, une déchirure dans la croûte terrestre qui comprend la zone de la frontière séparant Israël et la Jordanie.

Il y a eu plusieurs secousses mineures au cours du dernier mois.

Le dernier grand tremblement de terre qui a frappé la région remonte à 1927, une secousse de magnitude 6,2 qui avait fait 500 morts et 700 blessés. Les sismologues estiment que de tels séismes surviennent une fois par siècle dans la région.

Les chercheurs de l’université de Tel Aviv avaient publié une étude, en 2020, qui avertissait qu’un tel tremblement de terre, suffisamment important pour entraîner des centaines de victimes, frapperait probablement le pays dans les prochaines années.

La NEMA — qui est aussi connue sous son acronyme en hébreu RAHEL et qui avait été formée en 2007 suite à la Seconde guerre du Liban, cette année-là – a été créée pour être une instance de supervision des organisations de réponse aux situations d’urgence. Elle les dirige pendant les périodes de crise.

Elle s’est toutefois révélée être en pratique largement inefficace, en partie parce que ses pouvoirs lui sont octroyés par des décisions gouvernementales qui sont susceptibles de changer facilement et non par une autorité permanente. Après une baisse de son budget et une amputation de ses employés, ces dernières années, et en partie en raison de considérations politiques, la NEMA avait été largement mise à l’écart pendant la pandémie de coronavirus, jouant un rôle insignifiant très précisément au moment où se produisait un événement qu’elle aurait dû être chargée de superviser.

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