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Séjourné : « traumatisme réel » des Israéliens, situation « inacceptable » à Gaza

Une semaine après son retour du Proche-Orient, le chef de la diplomatie française s'est exprimé dans le quotidien Ouest France

Le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourné s'exprimant à l'hôtel King David, à Jérusalem, le 5 février 2024. (Crédit : Lazar Berman/Times of Israel)
Le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourné s'exprimant à l'hôtel King David, à Jérusalem, le 5 février 2024. (Crédit : Lazar Berman/Times of Israel)

Le chef de la diplomatie française, qui s’est rendu il y a une semaine au Proche-Orient, souligne dans le quotidien Ouest France que la France partage « le traumatisme réel » des Israéliens mais qu’elle juge « injustifiable » la situation à Gaza.

« Il faut comprendre qu’après le 7 octobre, la société israélienne n’est plus la même. Durablement. Je ne l’ai pleinement mesuré qu’en étant là-bas », confie Stéphane Séjourné dans cet entretien publié samedi, estimant que « son devoir » est de comprendre que « le traumatisme des Israéliens est réel ».

« Et c’est de dire aussi que la situation à Gaza est injustifiable », souligne le ministre. « La situation humanitaire à Gaza est catastrophique aujourd’hui, et inacceptable en réalité », a-t-il ajouté.

La France exhorte depuis des semaines à un cessez-le-feu durable.

Comme sa prédécesseur Catherine Colonna, Séjourné a aussi évoqué lors de son déplacement la violence des résidents d’implantations en Cisjordanie, « qui n’a rien à voir avec la situation à Gaza » et qui doit cesser.

Paris prépare actuellement des sanctions contre ces résidents d’implantations extrémistes.

Des résidents d’implantations israéliens de Cisjordanie lors d’un incident près de Naplouse au cours duquel, selon les Palestiniens, un résident d’implantation a abattu un oléiculteur palestinien, le 28 octobre 2023. (Crédit : Capture d’écran vidéo)

Ouest France a par ailleurs interrogé Séjourné sur la possibilité, comme évoqué par le ministre britannique des Affaires étrangères de reconnaître un État palestinien, ce qui pourrait constituer un levier dans la discussion de la solution à deux États.

« Il n’y a pas de tabous sur ce point », a-t-il déclaré. « Ce qui compte c’est que cet État voie le jour et donc que les conditions soient réunies pour cela, y compris les conditions de sécurité pour Israël », a-t-il souligné.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé quelque 3 000 terroristes du Hamas ont fait irruption dans le sud d’Israël par la frontière de Gaza pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes, dont la plus jeune avait 10 mois. Les terroristes ont également pris en otage 253 personnes, pour la plupart des civils, dont le plus jeune a un an.

En réponse à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire du pays et la pire menée contre des Juifs depuis la Shoah, Israël a juré d’anéantir le Hamas et de mettre fin à son règne de seize ans, et a lancé une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza, qui a commencé le 27 octobre.

132 des otages enlevés par le Hamas et ses complices le 7 octobre sont encore à Gaza, mais certains ne sont plus en vie – après la remise en liberté de 105 civils au cours d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre.

Quatre otages avaient été libérées avant cela, et une soldate avait été secourue par l’armée israélienne. Les corps sans vie de huit otages ont également été retrouvés et trois otages ont été tués par erreur par l’armée le 15 décembre.

L’armée a confirmé le décès de 29 otages – notamment de deux captifs dont la mort a été annoncée mardi – qui se trouvaient encore à Gaza, citant de nouveaux renseignements et autres informations obtenues par les militaires en opération sur le terrain, au sein de l’enclave côtière. Une personne est encore considérée comme portée disparue depuis le 7 octobre et son sort reste indéterminé.

Outre les 132 otages, le Hamas détient aussi les dépouilles d’Oron Shaul et de Hadar Goldin, morts dans la bande en 2014. Il garde aussi en captivité deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore vivants après être entrés dans la bande de leur propre gré en 2014 et en 2015.

Plus de 28 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. Tsahal dit avoir éliminé 10 000 terroristes palestiniens dans la bande de Gaza, en plus des quelque 1 000 terroristes qui ont pris d’assaut Israël le 7 octobre.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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