Selon des tests sérologiques, 20 % d’enfants haredim auraient guéri du virus
Rechercher

Selon des tests sérologiques, 20 % d’enfants haredim auraient guéri du virus

Des tests sanguins ont été effectués pour le début de l'année scolaire ; ce programme de dépistage d'anticorps a commencé dans une communauté durement touchée par la pandémie

Un employé du Magen David Adom prélève le sang d'un enfant pour effectuer un test sérologique dans la ville ultra-orthodoxe de  Kiryat Yearim, aux abords de Jérusalem, le 9 août 2021. (Crédit :  Yonatan Sindel/Flash90)
Un employé du Magen David Adom prélève le sang d'un enfant pour effectuer un test sérologique dans la ville ultra-orthodoxe de Kiryat Yearim, aux abords de Jérusalem, le 9 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les résultats préliminaires de tests sérologiques effectués dans les localités haredim montrent qu’un cinquième des enfants a déjà contracté le coronavirus – soit bien plus que les estimations antérieures.

Selon les résultats initiaux des tests qui ont été réalisés lundi sur plus de 1 000 enfants des villes majoritairement ultra-orthodoxes d’Elad, Bnei Brak, Modiin Illit, Beitar Illit et dans certains quartiers de Beit Shemesh, 21 % des enfants âgés de 3 à 12 ans auraient des anticorps dans le sang, a fait savoir la Douzième chaîne. Seuls les Israéliens âgés de plus de 12 ans sont actuellement éligibles à la vaccination contre la COVID-19.

Ces tests ont été réalisés pour marquer le début de l’année scolaire dans ces localités, conformément à un programme visant à réduire l’obligation de la quatorzaine parmi les élèves – leur permettant d’assister ainsi aux cours en présentiel. Les enfants qui présentent des anticorps seront exemptés de mise à l’isolement si l’un de leurs camarades de classe est dépisté positif au coronavirus.

Ces tests sérologiques ont été effectués dans la communauté haredim dont les enfants ont repris le chemin de l’école lundi. Il s’élargira ensuite à la population générale avant la rentrée prochaine qui est prévue en date du 1er septembre.

Selon le site d’information Ynet, à Elad, 24,2 % des enfants dépistés présentent des anticorps ; 17 % sont positifs à Modiin Illit et 11 % à Kiryat Yearim.

Selon les statistiques divulguées par le ministère de la Santé, près de 10 % de tous les Israéliens ont été testés positifs à la COVID-19, jusqu’à présent, depuis le début de la pandémie.

Environ 140 000 des 900 000 cas confirmés de la maladie concernent des enfants âgés de moins de 10 ans, alors qu’il y a plus de 1,7 million d’enfants âgés de zéro à neuf ans au sein de l’État juif.

Un employé du Magen David Adom prélève le sang d’un enfant pour faire un test sérologique dans la ville ultra-orthodoxe de Kiryat Yearim, aux abords de Jérusalem, le 9 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Il y a actuellement une forte réactivité au test », a commenté le docteur Itai Pessach, directeur de l’unité pédiatrique de l’hôpital Sheba, auprès de Ynet à un centre de test installé à Elad, dans la journée de lundi.

« Les parents comprennent qu’un Pass vert autorise les enfants à aller régulièrement en classe, sans quarantaine, et c’est la raison pour laquelle la demande est très, très élevée », a-t-il dit.

La communauté ultra-orthodoxe, en Israël, a été particulièrement frappée par la pandémie. Certains ont mis en cause les Haredim en disant que les épidémies étaient souvent consécutives à l’absence de respect aux directives sanitaires dans cette catégorie de la population.

Dimanche, le Premier ministre Naftali Bennett a approuvé un plan préparé par les ministères de l’Éducation, de la Santé et de la Défense, ainsi que par le bureau du Premier ministre, concernant le lancement de la prochaine année scolaire.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...