Sergent-chef Eyal Mimran, 20 ans : parachutiste et roi de la pizza
Tombé au champ d’honneur lors d'un combat contre le Hamas, dans le nord de Gaza, le 4 juillet 2024

Le sergent-chef Eyal Mimran, 20 ans, du 101ᵉ bataillon de la brigade des parachutistes, originaire de Ness Ziona, est tombé au champ d’honneur le 4 juillet 2024 alors qu’il combattait dans le nord de la bande de Gaza.
Eyal a été tué lors d’un échange de tirs avec des terroristes palestinien du Hamas dans le quartier de Shejaiya, à Gaza-City.
Il a été enterré à Ness Ziona le 5 juillet. Il laisse derrière lui ses parents, Esther et Ilan, ainsi que son frère aîné Daniel.
Eyal est né et a grandi à Ness Ziona où il a été scolarisé, selon la nécrologie publiée par l’armée israélienne. Au lycée, il s’est concentré sur le théâtre et la communication et a joué dans de nombreuses pièces scolaires.
Il était actif au sein des scouts locaux, d’abord en tant que participant, puis en tant que conseiller, a indiqué sa famille. Il aimait lire, prendre des photos et voyager à travers Israël. Il était également passionné de surf et de course à pied.
Eyal aimait se consacrer à la pâtisserie et à la cuisine, en particulier à la réalisation de pizzas. Il a travaillé dans plusieurs pizzerias, perfectionnant la recette de sa pâte jusqu’à ce qu’à l’âge de 15 ans, il lance une petite entreprise pour vendre ses pizzas localement sous le nom de « Napoliparty ».
Après avoir obtenu son baccalauréat, Eyal s’est enrôlé dans Tsahal en décembre 2022, rejoignant le 101ᵉ bataillon de la brigade des parachutistes. Il a suivi une formation et a servi en tant qu’infirmier de combat. Il a servi à Gaza et le long de la frontière libanaise depuis le début de la guerre, jusqu’à ce qu’il soit tué en juillet 2024.
Son frère aîné, Danny, a écrit sur les réseaux sociaux : « Pendant notre enfance à Ness Ziona, nous passions des heures dans les vergers autour de la maison. »
« Il y avait des maisons abandonnées enfouies entre les arbres et, dans un élan classique de fraternité, j’ai convaincu Eyal que des gens vivaient vraiment là », a raconté Danny.
« Il y croyait de tout son cœur et avait même inventé des noms pour ces habitants imaginaires. Des années plus tard, nous en riions encore, de cette imagination, de cette innocence et de cette magie qui caractérisent une enfance remplie d’inventions et de rêves. »
Lors de ses funérailles, sa mère, Esther, a déclaré : « On dirait que tu savais que ton temps était compté et que tu as profité de chaque instant. »
« Tu avais une liste de tâches à accomplir, tu étais inarrêtable », a-t-elle ajouté.
« Tu ne te reposais jamais, tu étais animateur chez les scouts, organisateur de fêtes, plongeur, et tu apprenais sans cesse. »
« Alors que tu étais stationné à Gaza, tu as décidé d’écrire, tu as dit que tu voulais publier un livre. Chaque fois que tu rentrais à la maison, tu revenais avec de petits carnets remplis de ton écriture… Notre fils bien-aimé, ton sourire et ta joie nous manqueront, notre héros. »
Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.







