Shaked : Facebook et Twitter retirent 70 % de leurs posts “agressifs”
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Shaked : Facebook et Twitter retirent 70 % de leurs posts “agressifs”

Les principaux médias sociaux répriment les appels à la violence en Israël, annonce la ministre de la Justice

La ministre de la Justice Ayelet Shaked au Barreau de Budapest devant un mur commémoratif portant les noms des avocats juifs de la ville qui ont été assassinés pendant la Shoah. Shaked était en Hongrie pour assister à une conférence visant à éliminer l'incitation et l'antisémitisme sur Internet, le 6 juin 2016 (Crédit : Facebook)
La ministre de la Justice Ayelet Shaked au Barreau de Budapest devant un mur commémoratif portant les noms des avocats juifs de la ville qui ont été assassinés pendant la Shoah. Shaked était en Hongrie pour assister à une conférence visant à éliminer l'incitation et l'antisémitisme sur Internet, le 6 juin 2016 (Crédit : Facebook)

Facebook, Twitter et Google retirent 70 % des contenus agressifs des médias sociaux en Israël, a annoncé la ministre de la Justice Ayelet Shaked lundi.

S’exprimant lors d’une conférence de presse en Hongrie, Shaked a mentionné que les géants des médias sociaux travaillaient en vue de supprimer les éléments qui incitaient à la violence ou au meurtre, a rapporté le site d’informations Ynet.

Shaked participait à une conférence en Hongrie destinée à combattre l’incitation à la haine et à l’antisémitisme sur la Toile.

Dans un commentaire sur sa page Facebook, elle a écrit : “Le ministre de la Justice hongrois a affirmé de façon correcte que l’incitation à la haine peut entraîner des blessures physiques et il est engagé à se battre contre l’incitation à la haine. Les sites internet antisémites en Hongrie l’ont déjà attaqué en raison de l’existence de cette conférence.

“L’union des forces des ministres de la Justice de toute la planète contre l’incitation à la haine et notre travail commun vis-à-vis des compagnies internet vont entraîner un changement. »

“Dès à présent, le ministère israélien de la Justice s’emploie à faire enlever les pages, commentaires et sites qui incitent à la haine en travaillant avec Facebook et Google ».

Les médias sociaux sont apparus initialement comme un outil crucial pour éviter les organes médiatiques étatiques et pour communiquer, particulièrement pour la jeunesse, durant le Printemps arabe, période qui a vu des vagues de manifestations submerger le monde arabe entre 2010 et 2012.

Plus récemment, et pour des raisons similaires, ils sont devenus le moyen préféré des groupes terroristes pour essayer de communiquer leurs messages et de recruter de nouveaux membres.

Les médias sociaux palestiniens ont joué un rôle fondamental dans la radicalisation des jeunes Palestiniens durant la vague de violence actuelle contre les Israéliens, vague de violence qui a commencé en octobre.

Exemple récent de la répression de l’incitation à la haine sur internet, Twitter a fermé des douzaines de comptes appartenant à des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, le bras armé du Hamas.

En réponse à cela, le porte-parole des Brigades, qui est appelé par son nom de guerre Abu Obeida, a juré : « Nous allons envoyer notre message via de nombreux moyens innovants, et nous insisterons sur tous les médias sociaux disponibles afin de gagner les cœurs et les cerveaux de millions de gens ».

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