Sharon Alroy-Preis s’oppose à Funjoya, une méga-fête étudiante à Eilat
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Sharon Alroy-Preis s’oppose à Funjoya, une méga-fête étudiante à Eilat

L'événement de masse pourrait propager des contaminations dans tout le pays; la responsable réclame l'instauration de limites strictes pour les rassemblements

Capture d'écran de la vidéo d'un événement Funjoya en 2018. (YouTube)
Capture d'écran de la vidéo d'un événement Funjoya en 2018. (YouTube)

Une haute fonctionnaire du ministère de la Santé a tiré la sonnette d’alarme au sujet d’un énorme festival étudiant prévu ce week-end à Eilat, prévenant qu’il pourrait devenir une ruche à coronavirus qui se répandra dans tout le pays.

Dans une lettre adressée mercredi à d’autres responsables du ministère, Sharon Alroy-Preis, qui est à la tête de la santé publique, a également réclamé une réduction drastique du nombre de participants autorisés à tout rassemblement de masse afin d’endiguer la vague actuelle de COVID-19.

Sa mise en garde est intervenue alors que des milliers d’étudiants ont commencé à converger vers la station balnéaire du sud pour l’événement Funjoya, qui débute jeudi et se poursuit jusqu’à samedi soir. Le festival attire des étudiants de l’enseignement supérieur de tout le pays et consiste en de nombreuses fêtes de masse.

Avec le début des Grandes Fêtes de Tishri la semaine prochaine, le gouvernement est déterminé à éviter un confinement dans le contexte d’une récente augmentation des cas de COVID-19, ayant abouti à un triste record mardi.

Dans sa lettre, Mme Alroy-Preis a souligné les dangers particuliers de l’événement Funjoya.

Les participants, écrit-elle, passent d’une fête à l’autre. « Plusieurs milliers de personnes entrent en contact les unes avec les autres dans différentes fêtes sans porter de masque et sans maintenir de distance sociale ».

Le docteur Sharon Alroy Preis, cheffe des services de santé publique au ministère de la Santé, au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 14 juillet 2021. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Par conséquent, il existe un risque élevé d’infection massive et, avec lui, le danger d’une « propagation significative de la maladie à travers le pays. » « Ce danger est très élevé d’un point de vue sanitaire et [Funjoya] ne peut être organisé de manière sûre », a-t-elle mis en garde.

En vertu des consignes actuelles du ministère de la Santé, un maximum de 1 000 personnes est autorisé pour les événements en intérieur et jusqu’à 5 000 pour les événements en extérieur. Il faut aussi être muni du pass vert pour y participer.

Dans le cadre du système du pass vert, les participants doivent être munis d’une pièce d’identité prouvant qu’ils sont vaccinés, qu’ils se sont remis de la COVID-19 ou qu’ils ont récemment été testés négatifs pour le virus.

Mme Alroy-Preis a demandé instamment au ministère de la Santé d’introduire des limites strictes pour les manifestations de masse, en autorisant seulement 400 personnes en intérieur et 500 personnes en extérieur.

Les organisateurs de Funjoya ont répondu dans une déclaration, affirmant que l’événement répond aux exigences du ministère de la Santé et a reçu toutes les autorisations nécessaires.

La fête principale a été divisée en un certain nombre d’événements plus petits à différents endroits d’Eilat, « tout en respectant pleinement les instructions du ministère de la Santé », ont-ils déclaré.

Ils ont souligné que l’entrée ne sera accordée qu’aux personnes munies d’un pass vert. Une station de dépistage rapide du virus a également été mise en place pour ceux qui ne sont pas vaccinés ou guéris, leur permettant ainsi d’entrer dans le festival muni d’un résultat négatif.

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