Shimon Samuels à Fabius : « Votre rêve de deux Etats peut se réaliser »
Le Centre Simon Wisenthal affirme qu'il faut exiger des Palestiniens qu'ils reconnaissent "l'Etat juif d'Israël"

Dans une lettre adressée au ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le directeur du centre Simon Wiesenthal Directeur pour les relations internationales, le Dr Shimon Samuels, a noté que, « le 13 janvier – la date anniversaire du « J’accuse » d’Emile Zola – notre centre a organisé une projection de gala de notre film ‘It is no Dream – The Life of Theodore Herzl’ [‘Ce n’est pas un rêve – La vie de Theodore Herzl’] sur les Champs Elysées, sous le patronage du président François Hollande et de la maire de Paris Anne Hidalgo, » lit-on dans un communiqué du Centre.
Samuels a souligné que « leur patronage officiel a symboliquement démontré, d’une part, l’approbation de l’Etat français de l’appel de Zola [à lutter] contre l’antisémitisme démontré pendant le procès Dreyfus, et d’autre part, un hommage à la vision de Herzl d’un Etat juif souverain ».
Cette lettre a fait valoir que l’appel du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, « à reconnaître un Etat de Palestine sans condition » ainsi, rentre en conflit avec les engagements de son propre gouvernement pris, comme mentionnés ci-dessus, le 13 janvier envers le Centre Simon Wiesenthal en ajoutant : « l’individualisation du ministère des Affaires étrangères de l’Etat juif a des relents de la diabolisation de Dreyfus et approuve ceux qui souhaitent effacer l’entreprise sioniste de Herzl ».
Samuels a expliqué que « le rêve français de deux Etats pourrait très facilement être atteint, sans conférences internationales et sans grandeur diplomatique. La France peut conduire l’Europe en mettant la pression sur le leadership palestinien à reconnaître enfin ‘l’État juif d’Israël’ comme une condition à la reconnaissance de ‘l’État arabe de la Palestine’ ».
La lettre a souligné que, « sans cette condition préalable, monsieur le ministre, votre plan ne peut que renforcer l’obstination palestinienne à poursuivre leur vision aveugle de l’assassinat jusqu’au dernier Israélien ».
« Votre plan pourrait, en outre, mettre en danger davantage la communauté juive française en évoquant une renaissance du sentiment antisémite ‘anti-dreyfusard’ quand Israël sera obligé de rejeter cette recette française indigeste. En effet, une recette que la France refuserait sûrement si elle était appelée à reconnaître ‘l’Etat islamique de l’EI’ », a conclu Samuels.







