Si Gantz ne parvient pas à former un gouvernement, que se passe-t-il ensuite ?
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Si Gantz ne parvient pas à former un gouvernement, que se passe-t-il ensuite ?

Si le chef de Kakhol lavan échoue à former une coalition d'ici minuit, les 120 députés tenteront de se faire nommer par une majorité dans un ultime effort pour éviter un 3e scrutin

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz au siège de son parti, à Tel Aviv, le 12 septembre 2019. (AP Photo/Oded Balilty)
Le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz au siège de son parti, à Tel Aviv, le 12 septembre 2019. (AP Photo/Oded Balilty)

Le président du parti Kakhol lavan Benny Gantz a jusqu’à mercredi minuit pour concocter une coalition, mais à moins qu’une percée surprise ne soit faite dans les 12 heures qui restent, le leader de l’alliance centriste sera forcé de rendre son mandat au président Reuven Rivlin.

À ce moment-là, une dernière période de 21 jours – une période que le pays n’a jamais connue – est la dernière chance d’éviter une troisième élection sans précédent en moins d’un an.

Pendant cette période, tout membre de la Knesset – y compris Gantz et le Premier ministre Benjamin Netanyahu – pourra recueillir les signatures d’au moins 61 des 120 députés qui lui recommanderaient de former un gouvernement.

Si aucun député n’y parvient, de nouvelles élections seront convoquées le premier mardi 90 jours plus tard.

Si un député parvient à obtenir le soutien d’une majorité absolue des membres de la Knesset, il aura 14 jours pour tenter de former une coalition avec l’appui apparent du groupe qui lui a donné le mandat de faire cette tentative. Mais si un nombre insuffisant de ces députés sont prêts à s’en tenir au candidat qu’ils recommandent et que le candidat ne parvient pas à former un gouvernement, des élections seront alors déclenchées, la date probable étant fixée à mars 2020.

La salle plénière de la Knesset lors de la cérémonie de prestation de serment des membres de la Knesset alors qu’une nouvelle session s’ouvre après les élections, le 30 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Ce processus a été évité en mai dernier lorsque le Premier ministre Benjamin Netanyahu, chargé de former un gouvernement après les élections d’avril, a utilisé les dernières heures de son mandat pour dissoudre la Knesset, privant Gantz et potentiellement d’autres députés de la possibilité d’essayer là où il avait échoué.

Après avoir été encore moins convaincant aux élections de septembre et n’avoir pu former un gouvernement pour la deuxième fois consécutive, le dirigeant du Likud n’a eu d’autre choix que de laisser Gantz tenter sa chance. Cependant, comme l’a indiqué mercredi la conférence de presse d’Avigdor Liberman, leader de Yisrael Beytenu, le président de Kakhol lavan semble également voué à l’échec.

Joker

Théoriquement, cependant, Gantz a encore un joker dans sa poche arrière qui retarderait, à tout le moins, l’étape des 21 jours où la possibilité de former le gouvernement est ouverte à ses 119 collègues de la Knesset.

Le chef de Kakhol lavan pourrait informer le président de la Knesset, Yuli Edelstein, qu’il a réussi à former un gouvernement, qu’une telle coalition existe ou non, avant minuit.

Edelstein planifierait alors une cérémonie de prestation de serment pour le nouveau cabinet une semaine plus tard, laissant plus de temps à Gantz pour aligner ses pions avant qu’il ne soit obligé de montrer ses cartes.

Si, lors du vote de confirmation de la prestation de serment, le président de Kakhol lavan parvient à obtenir une majorité simple des mains levées en sa faveur, Israël, pour la première fois en plus d’une décennie, aurait un Premier ministre qui ne s’appellerait pas Benjamin Netanyahu.

Mais bien sûr, ça fait beaucoup de « si ».

Raoul Wootliff a contribué à cet article.

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