Si l’exemption des haredim avance, Shas pourrait revenir au gouvernement
Le chef du parti ultra-orthodoxe séfarade, Aryeh Deri, envisage un retour si un nouveau projet de loi sur l'exemption des étudiants en yeshiva est adopté

Le chef du parti Shas, Aryeh Deri, envisage un retour au gouvernement si un nouveau projet de loi d’exemption pour les étudiants en yeshiva est adopté, selon un reportage de la chaîne publique Kan diffusé jeudi.
Deri, qui avait retiré son parti ultra-orthodoxe du gouvernement en juillet en raison de l’échec du projet de loi d’exemption, envisagerait de rejoindre le gouvernement après la fin des vacances parlementaires, la semaine prochaine, à condition que le gouvernement fasse immédiatement avancer un nouveau texte sur la conscription.
Le leader du Shas a assisté jeudi soir à la réunion du cabinet de sécurité pour ratifier le plan du président américain Donald Trump visant à instaurer un cessez-le-feu à Gaza et à obtenir la libération des 48 otages israéliens encore détenus dans la bande de Gaza en échange de prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël.
Kan a également rapporté que le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’efforcerait activement de ramener Shas dans son gouvernement lorsque la Knesset reprendra ses travaux, afin de stabiliser sa coalition, qui ne dispose actuellement pas de la majorité.
Les ministres d’extrême droite Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, qui contestent tous deux l’accord, ont menacé de quitter le gouvernement si le groupe terroriste palestinien du Hamas restait au pouvoir à Gaza. Cette décision pourrait renverser le gouvernement Netanyahu et déclencher des élections législatives anticipées.
Cependant, les partis d’opposition, menés par le parti Yesh Atid de Yaïr Lapid, ont promis à Netanyahu un « filet de sécurité » pour empêcher la chute du gouvernement, à condition qu’il fasse avancer l’accord de Trump sur Gaza.







