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« Si Ron est mort, nul ne devrait risquer sa vie pour le ramener », dit Tami Arad

L'épouse du pilote disparu affirme que sa famille souhaite que les recherches se poursuivent "aussi longtemps que possible, à condition qu'aucune vie ne soit menacée"

Une Palestinienne passe devant une peinture murale réalisée par un artiste du Hamas représentant le soldat israélien capturé Ron Arad, dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans la bande de Gaza, le 28 janvier 2010. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Une Palestinienne passe devant une peinture murale réalisée par un artiste du Hamas représentant le soldat israélien capturé Ron Arad, dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans la bande de Gaza, le 28 janvier 2010. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

L’épouse de Ron Arad a déclaré jeudi qu’Israël ne devrait pas « payer un prix » pour ramener sa dépouille si le pilote, disparu depuis 1996, était définitivement déclaré mort.

Dans un long message publié sur Facebook, Tami Arad a nié que des agents du Mossad aient été physiquement blessés lors de la recherche de son mari, après qu’un chroniqueur du journal Haaretz a déclaré qu’il était immoral de risquer des vies pour le retrouver.

Lundi, le Premier ministre Naftali Bennett a révélé que le Mossad s’était récemment lancé dans une vaste opération de recherche de renseignements au sujet d’Arad, dont on sait qu’il était détenu par des groupes terroristes libanais.

« Aucune ‘vie de soldat’ n’a été mise en danger lors de la dernière opération en question », a déclaré Tami Arad. « J’ai vérifié auprès des plus hauts responsables du Mossad avant et après la mission, et j’ai été convaincue qu’ils disent la vérité. »

« Pendant les années où ils ont cherché Ron… aucun soldat ou agent du Mossad n’a été tué », a-t-elle ajouté.

Arad a également déclaré que sa famille avait régulièrement demandé qu’aucun soldat ne risque sa vie lors des missions visant à récolter des informations sur son mari.

« Nous avons également demandé que, si l’on découvre que Ron n’est pas vivant, qu’aucun prix ne soit payé pour rapatrier [son corps]. Non pas parce que ce n’est pas important pour nous de le ramener, mais parce que nous pensons que ce message permettra de sauver la vie de captifs à l’avenir », a ajouté Arad.

« Nous avons demandé et continuons à demander qu’ils poursuivent les recherches de Ron aussi longtemps que possible, à la condition qu’il n’y ait aucun risque pour des vies. »

Tami Arad. (Capture d’écran/Treizième chaîne)

Jeudi également, l’ancien Premier ministre Ehud Olmert a nié qu’Arad ait été transféré en Iran après avoir été capturé dans le sud du Liban.

Dans une interview accordée à la Treizième chaîne, Olmert a déclaré qu’il avait approuvé une mission de grande envergure en 2006 pour déterminer le sort d’Arad. À la suite de cette mission, « nous savons ce qui s’est passé », a-t-il déclaré.

« Nous savons où il était détenu, nous savons à quoi ressemblait sa chambre, à quoi il ressemblait quand il était là et après qu’il était là », a ajouté Olmert. « Nous savons, selon les informations recueillies lors de la même mission, que Ron Arad n’a jamais été transféré en Iran. »

Il n’a pas expliqué comment il avait été déterminé qu’Arad n’avait pas été emmené en Iran.

« Après cette mission, il n’y avait aucun doute », a déclaré Olmert.

L’ancien Premier ministre a également déclaré penser qu’Arad a été tué le 5 ou 6 mai 1988, pour se venger d’une opération militaire israélienne contre des agents du Hezbollah dans le sud du Liban, sans donner plus de précisions.

« Je crains vraiment qu’il ait été assassiné », a-t-il déclaré.

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