Sissi fête la victoire égyptienne de 1973 sur la « Mercedes » israélienne
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Sissi fête la victoire égyptienne de 1973 sur la « Mercedes » israélienne

Comparant son armée à une SEAT, le président égyptien rappelle l'exploit de son armée face à la "voiture de luxe" de l'État juif, louant le "miracle" de la guerre de Kippour

Le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi s'exprime devant la Chambre pour un second mandat de quatre ans au Caire, le 2 juin 2018 (Crédit : bureau de presse de la présidence égyptienne via l'AP)
Le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi s'exprime devant la Chambre pour un second mandat de quatre ans au Caire, le 2 juin 2018 (Crédit : bureau de presse de la présidence égyptienne via l'AP)

Le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi a comparé jeudi l’armée de son pays à une voiture espagnole bon marché qui a tout de même réussi à battre la « Mercedes » puissante d’Israël lors de la guerre de Kippour en 1973.

Sissi a déclaré lors d’un rassemblement de responsables égyptiens de la sécurité pour le 45e anniversaire de la « victoire » de l’Égypte, qu’il existait une « importante disproportion des forces » entre Israël et l’Égypte à l’époque.

Malgré cela, il a affirmé que l’armée égyptienne a accompli « un miracle », d’autant plus grand qu’elle était alors en lambeaux.

« C’est la vérité – ici, il y a une SEAT et là, il y a une Mercedes », a-t-il expliqué, se référant métaphoriquement aux voitures pour décrire le rapport de force entre Israël et l’Égypte pendant la guerre.

Photo illustrative d’une Mercedes (CC BY, M93, Wikipedia)

« Qui va gagner ?… Qui va conduire cette SEAT dans cette course, à part des héros. Ce furent des héros !… Ce fut un miracle, un honneur, une victoire », a-t-il ajouté.

Mercedes-Benz produit des voitures de luxe haut de gamme, tandis que les véhicules SEAT sont relativement bon marché.

Un employé non identifié marche dans un parking de voitures SEAT nouvellement fabriquées à l’extérieur du complexe de l’usine automobile SEAT à Martorell, Espagne, le vendredi 4 novembre 2005. (AP/Manu Fernandez)

Bien que l’armée israélienne ait réussi à repousser les premières attaques surprises égyptiennes et syriennes en octobre 1973, à traverser le canal de Suez et à se diriger vers Damas, la guerre est largement considérée comme le catalyseur qui a la paix et au retrait d’Israël de la péninsule du Sinaï quelques années plus tard seulement.

Sissi a affirmé que le nombre élevé de victimes de cette guerre a conduit Israël à demander la paix à l’Égypte.

Plus de 2 500 soldats israéliens sont morts au cours du conflit sur les fronts au nord et au sud du pays, ainsi que des milliers de soldats égyptiens, syriens et irakiens.

« A l’époque, les pertes étaient élevées. C’est l’une des raisons majeures qui a poussé Israël à accepter la paix », a déclaré Sissi. « Les familles des victimes – qu’elles aient été tuées ou blessées… C’était quelque chose qu’elles ne voulaient pas voir se reproduire. »

Les blindés israéliens prennent position au début de la guerre de Kippour, le 10 octobre 1973 (Crédit : Bamahane/Archives du ministère de la Défense)

Israël et l’Égypte ont signé un accord de paix historique en 1979, qui est toujours en vigueur.

Les deux pays coopèrent sur des questions liées à la sécurité et à l’économie, bien que la plupart des Égyptiens refusent encore la normalisation des relations avec Israël.

Sissi et le Premier Ministre Benjamin Netanyahu se sont rencontrés publiquement pour la deuxième fois le mois dernier, en marge de la réunion annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies.

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