Smotrich, opposé à un échange de prisonniers avec le Hamas
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Smotrich, opposé à un échange de prisonniers avec le Hamas

Un ancien du Mossad juge "possible" un échange de prisonniers avec le Hamas qui détiendrait en captivité deux citoyens israéliens et les corps d'Oron Shaul et Hadar Goldin

De gauche à droite : Oron Shaul, Hadar Goldin et Avraham Mengistu. (Flash90 / The Times of Israël)
De gauche à droite : Oron Shaul, Hadar Goldin et Avraham Mengistu. (Flash90 / The Times of Israël)

Un ancien membre du Mossad, impliqué dans l’échange de prisonniers de 2011, aussi appelé ‘Accord Shalit’, s’est dit optimiste quant à la possibilité d’un échange de prisonniers entre Israël et le groupe terroriste du Hamas qui gouverne la bande de Gaza.

« Il semble qu’il y ait une véritable opportunité en ce moment pour un accord entre le Hamas et Israël pour la libération des prisonniers et des disparus », a affirmé David Meidan à l’hebdomadaire allemand Die Zeit. « Les différends ne sont pas si importants ».

Selon l’article de Die Zeit, un haut diplomate suisse, deux membres du renseignement allemand, un général égyptien jouent les médiateurs entre le Hamas et Israël.

Le Hamas détiendrait en captivité Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, deux citoyens israéliens rentrés dans l’enclave palestinienne de leur propre chef. Le groupe retiendrait également les corps des soldats israéliens Oron Shaul et Hadar Goldin, tués pendant la guerre de 2014 à Gaza.

Le ministre des Transports Bezalel Smotrich s’exprime lors d’une conférence organisée par « Makor Rishon » et l’Institut israélien de la démocratie au centre international de Convention à Jérusalem, le 11 novembre 2019. (Photo par Noam Rivkin Fenton / Flash90)

Le ministre des Transports Bezalel Smotrich a déclaré qu’il s’opposerait à un échange de prisonniers.

« S’il y a un accord de ce type, je m’y opposerai de toutes mes forces », a-t-il averti par le biais du site Ynet.

Membre du parti nationaliste religieux Yamina, Smotrich a affirmé que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait refusé sa demande de débattre d’un potentiel échange au sein du cabinet.

« Je suis perturbé », a-t-il dit. « La libération de terroristes est une ligne rouge que nous ne pouvons pas franchir ».

Des sources palestiniennes ont ensuite déclaré mercredi au radiodiffuseur public Kan qu’Israël et le Hamas étaient encore loin de conclure un accord sur un échange de prisonniers, et que les négociations sur la question n’en étaient qu’à un stade préliminaire.

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