Soleimani : le Koweït proteste contre une déclaration iranienne
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Soleimani : le Koweït proteste contre une déclaration iranienne

Le vice-ministre des Affaires étrangères a exprimé "l'étonnement" du Koweït après une déclaration affirmant qu'une de ses bases avait été utilisée pour mener l'attaque américaine

Le commandant principal des Gardiens de la révolution, le général Qassem Soleimani, (au centre), assiste à une réunion avec le Guide suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei (hors cadre) et les commandants des Gardiens de la révolution à Téhéran, Iran, le 18 septembre 2016. (Bureau du Guide suprême iranien via AP)
Le commandant principal des Gardiens de la révolution, le général Qassem Soleimani, (au centre), assiste à une réunion avec le Guide suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei (hors cadre) et les commandants des Gardiens de la révolution à Téhéran, Iran, le 18 septembre 2016. (Bureau du Guide suprême iranien via AP)

Le ministère koweïtien des Affaires étrangères a convoqué vendredi l’ambassadeur d’Iran pour protester contre des déclarations d’un haut gradé iranien impliquant le Koweït dans l’attaque qui a éliminé le général iranien Qassem Soleimani, a rapporté l’agence officielle KUNA.

Le diplomate iranien, Mohammed Irani, a été reçu par le vice-ministre koweïtien des Affaires étrangères Khaled al-Jarallah qui lui a exprimé « l’étonnement » du Koweït après cette déclaration affirmant que la base aérienne koweïtienne Ali Salem avait été utilisée, entre autres, pour mener l’attaque, selon l’agence.

M. Jarallah faisait référence, a précisé la KUNA, à une déclaration du commandant des forces aérospatiales des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime iranien, le général Amirali Hajizadeh.

Ce haut gradé a déclaré jeudi à la télévision d’Etat iranienne que « les drones MQ-9 volant dans la région (au moment de l’attaque) avaient surtout décollé de la base koweïtienne Ali Salem ».

M. Jarallah a rappelé que son pays avait déjà nié toute implication dans l’attaque de drone américaine lancée le 3 janvier à Bagdad, qui a tué le général Soleimani, un commandant des Gardiens de la révolution qui était l’architecte de la politique d’influence régionale de Téhéran.

Le responsable koweïtien a demandé à Téhéran des clarifications et estimé que ce genre de déclaration « risque de nuire aux relations entre les deux pays ».

Le Koweït maintient des relations avec l’Iran contrairement à son puissant voisin saoudien qui a rompu avec Téhéran, accusé par Ryad de s’ingérer dans les affaires intérieures de nombreux pays arabes et de soutenir les rebelles Houthis au Yémen.

L’Arabie saoudite intervient militairement au Yémen contre les Houthis et en soutien au gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi.

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