Squarcini viendra témoigner au procès du frère de Merah le 19 octobre
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Squarcini viendra témoigner au procès du frère de Merah le 19 octobre

L'ancien patron du renseignement intérieur a une procédure judiciaire en cours qui l'oppose à la famille de l'une des sept victimes de Mohamed Merah

Bernard Squarcini (Crédit : Capture d’écran YouTube)
Bernard Squarcini (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Bernard Squarcini a annoncé mardi qu’il viendrait témoigner le 19 octobre au procès du frère du tueur jihadiste Mohamed Merah, ce qu’il avait dans un premier temps refusé.

« Magistrats et conseils ont considéré que je pouvais témoigner au procès Merah malgré l’instruction en cours qui lui est liée. Je serai donc présent au procès le 19/10 après cette précision juridique qui s’imposait pour assurer ma défense », a-t-il déclaré sur Twitter.

Lundi, l’ancien haut fonctionnaire avait fait savoir par courrier à la cour d’assises de Paris qu’il n’entendait pas s’expliquer, en raison d’une procédure judiciaire en cours qui l’oppose à la famille de l’une des sept victimes de Mohamed Merah.

Le père du militaire Abel Chennouf a porté plainte contre l’ancien chef du renseignement intérieur.

Me Éric Dupond-Moretti, avocat d’Abdelkader Merah, avait réclamé lundi l’audition de celui qui est surnommé « le Squale » et qui est aujourd’hui à la tête d’une société privée de conseil en sécurité.

En septembre 2012, Bernard Squarcini avait évoqué la thèse du « loup solitaire, difficilement détectable » et assuré que rien ne permettait de relier Merah, fiché pour ses accointances avec la mouvance salafiste toulousaine, à un projet terroriste.

Abdelkader Merah et un autre homme, Fettah Malki, sont jugés jusqu’au 2 novembre par une cour d’assises composée exclusivement de magistrats professionnels.

Ils sont accusés de « complicité » dans les assassinats de trois militaires, un enseignant et trois enfants d’une école juive, commis entre le 11 et le 19 mars à Toulouse et Montauban par Mohamed Merah.

L’auteur des premiers attentats jihadistes commis en France depuis ceux du GIA algérien en 1995 a été tué le 22 mars par les forces de l’ordre.

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