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Starmer : Chypre n’était « sans équivoque » pas la cible de l’attaque iranienne

Si le Royaume-Uni n'a joué aucun rôle dans ces frappes, il partage néanmoins l'objectif des US dans la région, à savoir que l'Iran ne doit jamais posséder l'arme nucléaire

Le Premier ministre britannique Keir Starmer quittant le 10 Downing Street pour assister à la séance hebdomadaire des questions au Premier ministre au Parlement, à Londres, le 25 février 2026. (Crédit : Kin Cheung/AP Photo)
Le Premier ministre britannique Keir Starmer quittant le 10 Downing Street pour assister à la séance hebdomadaire des questions au Premier ministre au Parlement, à Londres, le 25 février 2026. (Crédit : Kin Cheung/AP Photo)

Le ministre britannique de la Défense a déclaré dimanche que « deux missiles balistiques » avaient été « tirés en direction de Chypre », illustration des « représailles indiscriminées » de l’Iran après les frappes américano-israéliennes, tout en soulignant qu’ils ne visaient pas a priori l’île méditerranéenne.

« Nous avons eu deux missiles balistiques tirés en direction de Chypre », a indiqué John Healey à la BBC, en précisant que des avions de combat britanniques participaient à des actions « défensives » dans la région, opérant depuis la base aérienne du Royaume-Uni sur l’île et depuis une base au Qatar.

« Nous sommes désormais assez certains qu’ils n’étaient pas destinés à frapper Chypre, mais cela montre à quel point nos bases, notre personnel militaire et civils, sont actuellement en danger », a-t-il ajouté, sans fournir davantage de détails sur les missiles ni sur une éventuelle interception de ceux-ci.

Le président chypriote Nikos Christodoulides a indiqué sur X avoir été appelé par le Premier ministre britannique Keir Starmer. « Il a confirmé clairement et sans équivoque que Chypre n’était pas une cible. Nous restons en communication directe », a-t-il ajouté.

Pour John Healey, cet incident illustre « une situation vraiment grave et qui se détériore » au Moyen-Orient, avec des « risques croissants de représailles indiscriminées, de plus en plus nombreuses de l’Iran ».

« Cet exemple montre qu’il existe une menace très réelle et croissante de la part d’un régime qui frappe à tout-va dans la région (…) Cela exige que nous agissions de manière défensive », a-t-il déclaré sur Sky News dans un entretien séparé dimanche.

« Aux côtés des Américains, nous avons renforcé nos forces défensives au Moyen-Orient. Nous effectuons ces sorties. Nous abattons les drones qui menacent soit nos bases, soit nos ressortissants, soit nos alliés », a ajouté le ministre.

Le ministère britannique des Affaires étrangères a lui exhorté dimanche les citoyens britanniques se trouvant à Bahreïn, au Koweït, au Qatar et aux Emirats arabes unis à « rester à l’abri sur place » face à l’escalade du conflit au Moyen-Orient.

Le ministère « déconseille désormais tout voyage vers Bahreïn, le Koweït, le Qatar et les Emirats arabes unis, sauf en cas de nécessité absolue », a-t-il indiqué.

Healey a refusé de se prononcer explicitement en faveur des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, estimant qu’il appartenait aux États-Unis de « présenter les justifications juridiques de leur action ».

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a été tué par les frappes aériennes samedi.

Healey a déclaré à Laura Kuenssberg, de la BBC, que si le Royaume-Uni n’a joué aucun rôle dans ces frappes, le pays partageait néanmoins l’objectif des États-Unis et des autres alliés dans la région, à savoir que l’Iran ne devait jamais posséder d’arme nucléaire.

John Healey, ministre britannique de la Défense, arrive à une réunion du cabinet à Downing Street, à Londres, le 20 octobre 2025. (Crédit : AP/Kirsty Wigglesworth)

Interrogé sur la légalité des frappes au regard du droit international, Healey a répondu : « C’est aux États-Unis qu’il appartient d’exposer les fondements juridiques de leur action. »

Selon Healey, l’Iran mène des représailles de plus en plus aléatoires, prenant pour cible des aéroports civils et des hôtels ainsi que des bases militaires.

« Nous avons consolidé les défenses britanniques dans la région et nous participons activement aux opérations de défense régionales », a-t-il expliqué à Sky News.

Il a par ailleurs précisé que des avions britanniques opéraient depuis des bases au Qatar et à Chypre, interceptant des attaques de drones visant des bases et des alliés.

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