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Sullivan : la date limite pour les négociations avec l’Iran est imminente

Le conseiller américain à la sécurité nationale aurait apaisé certaines inquiétudes d'Israël ; le fossé entre Jérusalem et Washington est "plus petit que prévu"

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, lors d'un point-presse quotidien à la Maison Blanche, à Washington, le 26 octobre 2021. (Crédit :  AP Photo/Susan Walsh)
Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, lors d'un point-presse quotidien à la Maison Blanche, à Washington, le 26 octobre 2021. (Crédit : AP Photo/Susan Walsh)

L’échéance fixée par les Etats-Unis pour parvenir à un accord dans le cadre des négociations nucléaires avec l’Iran à Vienne interviendra « dans les semaines à venir », a déclaré mercredi le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan.

S’adressant au quotidien Haaretz lors de sa visite en Israël, Sullivan a déclaré qu’il y avait « encore de la place pour un effort diplomatique » afin de restreindre le programme nucléaire de Téhéran, mais que le délai pour obtenir des résultats n’était « pas long ».

Israël craindrait que les États-Unis n’optent pour un accord intérimaire plus faible avec l’Iran au lieu de revenir à l’accord initial. Interrogé à ce sujet, Sullivan a déclaré qu’il n’était pas fan de l’expression « moins pour moins » donnée à un tel accord potentiel, mais il a souligné que toute levée de sanctions par les États-Unis ne se ferait qu’en échange de limitations effectives du programme nucléaire iranien.

Le site d’information Walla, qui cite plusieurs hauts responsables israéliens anonymes, a indiqué que la visite de Sullivan avait permis d’apaiser certaines inquiétudes d’Israël concernant les positions américaines.

Le Premier ministre Naftali Bennett (à droite) rencontre le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan à Jérusalem le 22 décembre 2021. (Crédit : David Azagury/Ambassade américaine à Jérusalem)

L’administration américaine « est mieux placée que nous ne le pensions » dans sa réflexion sur l’Iran, a déclaré un responsable, et les divergences entre Jérusalem et Washington « se sont avérées moins importantes que prévu ».

Lors des réunions avec Sullivan, le Premier ministre Naftali Bennett, le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid et le ministre de la Défense Benny Gantz se sont tous fermement opposés à la perspective d’un accord intérimaire avec l’Iran, a indiqué un autre responsable au site d’information. Ils ont prévenu qu’une reprise des flux financiers vers l’Iran dans le cadre de la levée des sanctions permettrait au régime de renforcer son expansion militaire dans la région et de menacer davantage Israël.

Un fonctionnaire a déclaré à Walla que Sullivan avait dit s’attendre à ce que les États-Unis ne poursuivent pas les pourparlers à Vienne au-delà de début février.

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