Israël en guerre - Jour 146

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Sur la liste des prisonniers du Hamas, les noms d’artisans de la Seconde Intifada

Le groupe terroriste réclame la libération des terroristes qui avaient planifié les attentats à la bombe de l'Université hébraïque, du Park Hotel et du restaurant Sbarro dans le cadre potentiel d'accord de trêve et de libération des otages

  • Le secrétaire général du FPLP, Ahmad Saadat, au tribunal de Jérusalem, en septembre 2012. (Crédit : Yoav Ari Dudkevitch/Flash90)
    Le secrétaire général du FPLP, Ahmad Saadat, au tribunal de Jérusalem, en septembre 2012. (Crédit : Yoav Ari Dudkevitch/Flash90)
  • Abdullah Barghouti à la Cour des magistrats de Jérusalem pour témoigner dans le cadre d'une plainte civile déposée par les États-Unis contre les dirigeants américains, le 20 juin 2012. (Crédit : Noam Moskowitz/Flash90)
    Abdullah Barghouti à la Cour des magistrats de Jérusalem pour témoigner dans le cadre d'une plainte civile déposée par les États-Unis contre les dirigeants américains, le 20 juin 2012. (Crédit : Noam Moskowitz/Flash90)
  • Ibrahim Hamed dans l'attente du verdict du tribunal militaire (Crédit : Oren Nahshon/Flash90)
    Ibrahim Hamed dans l'attente du verdict du tribunal militaire (Crédit : Oren Nahshon/Flash90)

Le Hamas devrait demander la libération de plusieurs terroristes de premier plan qui purgent tous des peines de prison à vie dans des prisons israéliennes, dans le cadre d’une trêve potentielle et d’un accord portant sur la remise en liberté des otages qui pourrait être conclu avec Israël, a fait savoir une chaîne de télévision, dimanche soir.

Selon un reportage diffusé par la Douzième chaîne, il y aurait, sur cette liste, les noms de terroristes qui avaient été à l’origine des pires attentats commis en Israël pendant la Seconde Intifada, entre 2000 et 2005 – et notamment Abdullah Barghouti, Abbas Al-Sayed, Ibrahim Hamed, Ahmad Saadat, and Muhammad Arman.

Le Hamas cherche à obtenir la libération des terroristes dans le cadre d’un nouvel accord en préparation, qui pourrait permettre aux otages qui se trouvent encore à Gaza d’être relâchés – les captifs avaient été enlevés au sein de l’État juif pendant l’assaut meurtrier commis par le groupe, le 7 octobre, quand des milliers d’hommes armés avaient semé la désolation dans le sud d’Israël, tuant 1 200 personnes et kidnappant 253 personnes qui avaient été emmenées dans les geôles du Hamas à Gaza.

Le groupe terroriste a relâché 105 otages au cours d’une trêve qui a duré une semaine, à la fin du mois de novembre, en échange d’environ 300 Palestiniens – des femmes et des mineurs en majorité – qui étaient détenus en Israël pour atteinte à la sécurité nationale.

Le Hamas réclame un prix beaucoup plus élevé pour consentir à la remise en liberté des 132 captifs qui se trouvent encore entre ses mains – la mort de 29 d’entre eux a été confirmée – et notamment la libération d’un nombre très important de terroristes condamnés, un cessez-le-feu permanent, un retrait des troupes israéliennes de la bande de Gaza, une fin du blocus et la reconstruction de l’enclave. Des dispositions qu’Israël ne devrait pas accepter et Tsahal a juré de poursuivre ses opérations à Gaza pour anéantir le Hamas. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a, lui aussi, exclu toute perspective de libération de milliers de prisonniers palestiniens dans le cadre d’un accord potentiel.

La Douzième chaîne a annoncé qu’en tête de liste, il y avait Abdullah Barghouti, « l’ingénieur du Hamas », considéré comme le plus grand expert en explosifs de l’organisation – à l’exception possible de Yahya Ayyash, qui avait été assassiné en 1996. Barghouti avait été à l’origine de la planification d’attaques terroristes et en particulier de l’attentat-suicide à la bombe qui avait eu lieu, en 2003, à Jérusalem, au restaurant Sbarro, qui avait fait 16 morts, dont sept enfants et une femme enceinte. Il avait aussi piloté l’attaque commise au Café Moment, en 2002, qui avait tué onze personnes et l’attentat qui avait endeuillé l’Université hébraïque en 2002. A cette occasion, neuf personnes avaient perdu la vie dont cinq citoyens américains.

Au total, Barghouti est responsable du meurtre de 66 Israéliens. Il a été condamné à 67 peines de prison à vie, la plus lourde sentence jamais prononcée contre un prisonnier palestinien de toute l’Histoire d’Israël.

Également sur la liste du Hamas, selon la Douzième chaîne, Abbas Al-Sayed, commandant de l’aile militaire du Hamas dans la ville de Tulkarem, en Cisjordanie. Il avait planifié l’attentat-suicide du Park Hotel, à Netanya, qui avait eu lieu pendant la fête de Pessah et qui avait fait 30 morts, des personnes âgées pour la plupart, et 40 blessés. L’attaque devait devenir l’attentat le plus meurtrier de toute l’Intifada. Al-Sayed est condamné à 35 peines de prison à vie.

Le Hamas cherche aussi à obtenir la libération d’Ibrahim Hamed, considéré comme le prisonnier le plus dangereux à être actuellement retenu en détention par Israël. Il a été le commandant de l’aile militaire du Hamas dans toute la Cisjordanie et il est à l’origine de nombreuses attaques terroristes. Il a finalement écopé d’une condamnation à 54 peines de prison à vie après avoir été reconnu coupable du meurtre de 46 civils.

Une équipe du Magen David Adom s’occupe des blessés après qu’un kamikaze palestinien s’est fait exploser dans le Park Hotel de Netanya, en plein milieu du Seder de Pessah, le 27 mars 2002. (Crédit : Flash90)

Ahmad Saadat, leader du Front populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) marxiste-léniniste, devrait aussi figurer sur la liste du Hamas. Considéré comme un symbole au sein de la société palestinienne, Saadat avait été le cerveau de l’assassinat, en 2001, du ministre du Tourisme Rehavam Zeevi et il a été condamné à 30 peines de prison à vie. L’année dernière, il a été placé à l’isolement dans le cadre de mesures de répression prises à l’encontre d’une cellule du FPLP qui était accusée d’avoir tenté de commettre des attaques en Cisjordanie, une cellule dont les hommes entretenaient des liens avec des détenus appartenant à l’organisation.

Le nom de Muhammad Arman, le chef des prisonniers du Hamas actuellement détenus au sein de l’État juif, est également cité sur la liste du groupe terroriste, a noté la chaîne. Arman avait été l’un des cerveaux de l’attaque commise au Café Moment et de l’attentat-suicide lancé à l’Université hébraïque. Il purge actuellement 36 peines de prison à vie.

La police et les médecins entourent la scène d’un attentat suicide à la bombe à l’intérieur du restaurant Sbarro de Jérusalem, le 9 août 2001. Quinze personnes ont été tuées et 130 blessées. (AP Photo/Peter Dejong)

Vendredi, Osama Hamdan, haut-responsable du Hamas à Beyrouth, a expliqué que le groupe voulait garantir la remise en liberté des milliers de prisonniers palestiniens actuellement détenus pour des actes en lien avec le conflit qui l’oppose à Israël, notamment celle de personnes condamnées à la prison à vie.

Il a également mentionné les noms de Saadat et de Marwan Barghouti – un chef terroriste et dirigeant palestinien populaire, qui est considéré comme une personnalité d’union. Barghouti avait été arrêté par Israël en 2002 et il purge actuellement cinq peines de prison à vie pour trois attentats terroristes qui avaient fait cinq morts, côté israélien, pendant la Seconde Intifada.

Le Hamas a semblé rejeter encore une fois, dimanche, un accord portant sur la remise en liberté des otages qui lui serait proposé – et qui prévoit des pauses dans les combats et une augmentation des aides humanitaires autorisées à entrer à Gaza. Le cadre de cet accord présumé a été négocié le week-end dernier à Paris avec l’aide de médiateurs qataris, égyptiens et américains.

Plusieurs ministres du gouvernement et, en particulier, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, affilié à l’extrême-droite, ont fait part de leur opposition à un accord susceptible d’entraîner la libération de terroristes qui ont été condamnés pour meurtre.

Ben Gvir a lancé une campagne par SMS qui exhorte les citoyens à signer une pétition dénonçant un tel arrangement.

Selon certaines informations, l’accord ébauché à Paris offrirait la possibilité de mettre en œuvre une pause de six semaines dans la guerre à Gaza pour la toute première fois depuis la fin du mois de novembre et il comprendrait la remise en liberté de tous les otages qui sont encore retenus en captivité dans la bande. D’autres informations ont toutefois laissé entendre que le cadre de l’accord prévoyait que seulement 35 otages seraient relâchés – des femmes, des personnes âgées et des malades – pendant une trêve initiale de 35 jours, avec la possibilité d’une pause supplémentaire d’une semaine dans les combats qui serait l’occasion de nouvelles négociations sur la libération des otages. D’autres informations encore ont cité des dispositions différentes.

Un haut-responsable égyptien proche des discussions a pour sa part déclaré que la proposition d’accord prévoyait une trêve initiale de six à huit semaines. A cette occasion, le Hamas relâcherait les otages les plus âgés, les femmes et les enfants en échange de centaines de prisonniers palestiniens actuellement détenus en Israël.

Pendant cette phase, les négociations sur la prolongation de la trêve continueraient, ainsi que les discussions sur la libération d’un plus grand nombre de prisonniers et d’otages. Israël autoriserait l’augmentation du nombre de camions ayant la permission d’entrer quotidiennement à Gaza, le faisant passer à 300 – contre quelques dizaines actuellement – et laisserait les résidents de la bande qui ont été déplacés rentrer graduellement dans leurs habitations dans le nord de l’enclave, selon la proposition.

Le Hamas a insisté sur le fait que la guerre devait s’arrêter avec des garanties apportées par la communauté internationale et que l’armée israélienne devait procéder à « un retrait total » de ses troupes à Gaza.

Israël, pour sa part, demande une trêve temporaire qui permettrait aux otages d’être libérés avant de poursuivre sa campagne militaire qui vise à détruire le Hamas et à l’écarter du pouvoir.

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