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Syrie : l’épouse du dictateur Bachar al-Assad atteinte de leucémie

Vivement critiquée pour son silence, Asma el-Assad fait notamment l'objet de sanctions américaines depuis 2020 dans le cadre de la "loi César"

Bashar et Asma Assad (Crédit : CC BY-SA Ricardo Stuckert/ABr, Wikipedia)
Bashar et Asma Assad (Crédit : CC BY-SA Ricardo Stuckert/ABr, Wikipedia)

L’épouse du chef de l’Etat syrien Bachar al-Assad, Asma, qui s’était rétablie d’un cancer du sein, est atteinte de leucémie, a annoncé mardi la présidence du pays ravagé par 13 ans de guerre.

« Après avoir présenté différents symptômes et signes cliniques, et à la suite d’une série d’examens médicaux, la première dame, Asma al-Assad, a été diagnostiquée d’une leucémie myéloïde aiguë », a indiqué la présidence dans un communiqué.

Elle a précisé que l’épouse du président syrien, âgée de 48 ans, allait subir un traitement spécialisé pendant lequel elle allait renoncer à ses engagements publics.

En août 2019, l’épouse du président syrien, mère de deux garçons et d’une fille, avait annoncé être totalement guérie d’un cancer du sein au terme d’un an de traitement.

Elle apparaît souvent, selon les images sur les réseaux sociaux, rendant visite à des blessés de guerre ou menant des activités caritatives, comme elle a accompagné le président syrien au cours de ses récentes visites à l’étranger.

Qualifiée de « Rose du désert » par le magazine américain Vogue avant le déclenchement de la guerre en Syrie en 2011, Asma al-Assad a ensuite été vivement critiquée pour son silence face à la répression sanglante des manifestations pro-démocratie puis de la rébellion.

Une vue du camp d’al-Hol, le plus grand des deux camps du nord-est de la Syrie qui accueillent les familles des terroristes de l’État islamique dans le gouvernorat d’Al-Hasakah au nord-est de la Syrie, sur une photo aérienne prise le 27 janvier 2024. (Crédit : Delil Souleiman/AFP)

Plus d’un demi-million de personnes ont été tuées depuis le soulèvement pacifique de 2011 qui a dégénéré en guerre civile et a morcelé la Syrie.

Née en 1975 en Grande-Bretagne d’un père cardiologue et d’une mère diplomate, Asma al-Assad travaillait avant son mariage pour JP Morgan à Londres, où elle avait fait la connaissance de Bachar al-Assad.

En 2000, il avait succédé à son père, Hafez al-Assad, à la mort de ce dernier, et Asma avait tenté de moderniser l’image de la première dame syrienne, avant l’éclatement de la guerre.

Elle a fondé l’organisation caritative Syria Trust for Development, basée à Damas et qui est l’une des rares organisations de ce type autorisées à travailler dans les zones contrôlées par le gouvernement.

Au cours des dernières années, elle a également consolidé son influence sur les milieux d’affaires syriens, selon ses détracteurs.

« Le secteur humanitaire en Syrie est devenu de plus en plus rentable, en particulier pour des personnes sanctionnées comme Asma », écrivait en 2023 la revue économique en ligne Syria report.

Elle fait l’objet de sanctions américaines depuis 2020 dans le cadre de la « loi César », aux côtés d’autres personnes et entités parmi lesquelles le président syrien et de nombreux membres de sa famille.

Elle avait alors été présentée par le secrétaire d’Etat américain de l’époque, Mike Pompeo, comme « l’une des plus célèbres profiteuses de la guerre en Syrie ».

César est le pseudonyme d’un ex-photographe de la police militaire syrienne qui a fait défection en 2013 en emportant 55 000 images illustrant la brutalité, les sévices et les abus commis dans les prisons syriennes.

A LIRE – « César » le Syrien, mystérieux archiviste des tortures du régime

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