Syrie : Mogherini veut lancer un dialogue avec les pays de la région
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Syrie : Mogherini veut lancer un dialogue avec les pays de la région

La guerre civile syrienne, qui dure depuis mars 2011 a déjà fait plus de 300 000 morts

Federica Mogherini, chef de la diplomatie étrangère de l'UE arrive pour la dernière session plénière dans le bâtiment des Nations unies à Vienne, en Autriche le 14 juillet 2015 (Crédit photo: Joe Klamar / AFP)
Federica Mogherini, chef de la diplomatie étrangère de l'UE arrive pour la dernière session plénière dans le bâtiment des Nations unies à Vienne, en Autriche le 14 juillet 2015 (Crédit photo: Joe Klamar / AFP)

La chef de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, a présenté aux 28 Etats membres de l’UE une proposition pour ouvrir un « dialogue » avec les puissances régionales et préparer le terrain à une transition politique et à la reconstruction en Syrie.

La Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères « propose, dans le contexte du Groupe de soutien international à la Syrie (IISG), de lancer un dialogue avec les partenaires clés régionaux » afin de commencer à examiner les conséquences d’une transition politique, selon un document de travail (« non paper »), obtenu mercredi par l’AFP, que Mme Mogherini a fait circuler auprès des 28.

Ce dialogue, selon elle, doit inclure l’Arabie saoudite, l’Iran et la Turquie – et « possiblement d’autres acteurs régionaux qui ont un intérêt direct et/ou de l’influence sur l’avenir de la Syrie ».

Les discussions ont aussi pour objectif de sonder ce que les principaux acteurs régionaux, malgré leurs antagonismes, « peuvent faire pour commencer à préparer une réconciliation de post-conflit et une reconstruction réussies en Syrie ».

Le document souligne « la nécessité d’éviter une dislocation de la Syrie en mini-Etats à la suite de la guerre civile, et ce afin de permettre la défaite de Daech (acronyme arabe de l’Etat islamique), et de préserver les éléments essentiels de l’Etat syrien avec, si nécessaire, un degré de décentralisation administrative ».

Ce texte s’inscrit dans le sillage des conclusions adoptées lors de la dernière réunion des ministres des Affaires étrangères des 28 le 17 octobre à Luxembourg.

Mme Mogherini avait alors reconnu qu’il pouvait sembler « surréaliste » de discuter de l’après-guerre, au moment même où le conflit fait rage, tout en plaidant pour que l’Union européenne coopère avec la région sur l’avenir de la Syrie.

La guerre en Syrie, et surtout le rôle qu’y joue la Russie, la puissante alliée du régime de Bachar Al-Assad, seront au menu d’un dîner jeudi à Bruxelles des chefs d’Etat et de gouvernement européens réunis en sommet.

Ces derniers doivent « fermement condamner » la participation de la Russie aux bombardements du régime syrien sur la partie Est d’Alep et exiger une cessation « immédiate » des hostilités, selon un projet d’accord consulté mercredi par l’AFP.

La guerre civile syrienne, qui dure depuis mars 2011 a déjà fait plus de 300 000 morts.

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