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Les victimes du 7 octobre

Tamar Samet, 20 ans : La « voix d’ange » qui a fait le tour des ondes à titre posthume

Assassinée lors du Festival Supernova, à proximité du kibboutz Reïm, le 7 octobre 2023

Tamar Samet, assassinée par des terroristes du Hamas lors du Festival Supernova à proximité du kibboutz Reïm le 7 octobre 2023. (Crédit : Autorisation)
Tamar Samet, assassinée par des terroristes du Hamas lors du Festival Supernova à proximité du kibboutz Reïm le 7 octobre 2023. (Crédit : Autorisation)

Tamar Samet, 20 ans, originaire de Pardes Hanna, a été tuée par des terroristes palestiniens du Hamas lors du Festival Supernova, à proximité du kibboutz Reïm, le 7 octobre.

Tamar participait à ce festival en compagnie de Laor Abramov, le fils du DJ « Darwish » David Abramov. Tamar et Laor ont été assassinés alors qu’ils se cachaient dans un bunker en béton à l’extérieur de la rave-party.

Tamar a été considérée comme disparue pendant plusieurs jours suivant l’assaut, jusqu’à ce que ses restes soient retrouvés et qu’elle soit enterrée le 15 octobre au cimetière Ein Iron à Pardes Hannah.

Dans les mois qui ont suivi le 7 octobre, Tamar a atteint un certain niveau de notoriété en Israël, après qu’une chanson qu’elle avait enregistrée avec son meilleure ami a été diffusée après sa mort.

Tamar Samet, assassinée par des terroristes du Hamas lors du Festival Supernova à proximité du kibboutz Reïm le 7 octobre 2023. (Crédit : Autorisation)

Le musicien Ben Ronen a mis en ligne la chanson « ekh sarafti guesher » (« Comment j’ai brûlé un pont ») en décembre, alors qu’il servait comme infirmier de combat à Gaza. Dans une interview accordée à Haaretz, il décrit comment il a grimpé au sommet d’une colline à Gaza pour bénéficier d’une meilleure réception et a envoyé son nom d’utilisateur et son mot de passe Spotify à un ami en lui demandant de mettre la chanson en ligne. Une fois la chanson mise en ligne, elle a commencé à être diffusée à la radio et est devenue virale en Israël.

Dans la description de la vidéo de la chanson sur YouTube, Ben explique qu’il a écrit la mélodie à l’âge de 17 ans, mais qu’il ne l’a jouée que pour une seule personne : Tamar. Elle était celle en qui il avait confiance, celle dont il estimait l’opinion plus que toute autre. Elle lui a dit que c’était la plus belle mélodie qu’il ait jamais écrite et qu’il lui fallait des paroles.

Deux ans plus tard, Ben décida d’écrire les paroles de la chanson et l’après-midi suivant, Tamar vint chez lui et commença à chanter les paroles. Ils se sont regardés, ont vu une étincelle dans leurs yeux respectifs et ont décidé d’enregistrer le morceau. « Et c’est le souvenir que je garde de ma meilleure amie, avec les plus beaux yeux, le plus grand cœur et la voix d’un ange, qui me manquera le plus. C’est une perte énorme pour le monde entier. »

La chanson dure deux minutes et demie. La mélodie est douce, une étreinte chaleureuse sur des paroles éparses : « C’est encore arrivé, j’ai fait une erreur et il n’y a pas de retour possible. Encore une fois, j’ai dit des choses que je ne pensais pas – elles ne sont pas vraies. Et comment j’ai brûlé un pont, comment j’ai brûlé. »

La voix de Tamar transparaît, angélique et captivante, brûlant à petit feu et poussant l’auditeur à faire tourner la chanson en boucle.

Dans l’interview accordée à Haaretz, Ben raconte que Tamar et lui s’asseyaient dans les champs près de sa maison, à l’orée de Pardes Hanna, et écoutaient de la musique pendant des heures et des heures. Il a précisé que son groupe préféré était Black Sabbath, mais qu’elle aimait aussi Grateful Dead et qu’ils partageaient tous deux un amour profond pour Radiohead.

« Elle était vraiment spéciale. Elle le savait et ne l’acceptait pas totalement. Elle avait un style particulier qui lui était propre, dans son tempérament et dans les choses qu’elle aimait faire. Elle ne faisait les choses que si elle y mettait tout son cœur. Je n’arrive pas à réaliser. Je vois des choses dans la rue et je prends encore une photo pour la lui envoyer », a déclaré sa sœur Noy à Haaretz.

Une ancienne enseignante de Tamar, Hamutal Tsur Marom, a écrit sur Facebook à la mi-octobre : « Belle Tamar Samet, mon élève bien-aimée. Une chanteuse, une violoncelliste, une musicienne dans chaque parcelle de son âme. Elle était entièrement lumière, liberté et musique. Elle est allée danser et n’est jamais revenue. »

Tamar a effectué son service national dans une organisation caritative appelée « HaGal Sheli » (« Ma Vague »), qui enseigne le surf aux jeunes à risque et aide à soigner les personnes touchées par un traumatisme.

Dans un message publié sur Facebook le 27 octobre, Yaron Waksman, de HaGal Sheli, a écrit que Tamar « était une éducatrice dévouée qui accomplissait son service national bénévole à HaGal Sheli. Elle était présente à la fête de Reïm ce funeste samedi, célébrant la paix et l’amour, mais elle n’est jamais revenue. Que son souvenir soit une bénédiction ».

Par une journée pluvieuse de la fin janvier, la mère de Tamar, Adi, a posté une vidéo d’elle assise dans sa voiture en train d’écouter la station de radio Galgalatz, tandis que « ekh sarafti guesher » était diffusé par les haut-parleurs et que la pluie s’abattait sur le pare-brise.

« Notre Tamar bien-aimée nous manque, même si tu es sur toutes les stations de radio. Merci beaucoup de nous avoir laissé une voix chaleureuse et réconfortante. »

Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.

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