Tamar Zandberg dénonce le projet de réduire les réglementations sur la pollution
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Tamar Zandberg dénonce le projet de réduire les réglementations sur la pollution

Pour la ministre de l'Environnement, la proposition contenue dans le projet de loi sur les arrangements économiques poserait un risque pour la santé publique et l'environnement

Les villages bédouins non reconnus autour de la zone industrielle de Ramat Hovav, dans le sud d'Israël, souffrent d'un niveau élevé de pollution atmosphérique en raison des bassins d'évaporation chimique à proximité et d'une centrale électrique d'Israel Electric Company, le 28 décembre 2017. (Yaniv Nadav/Flash90)
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Les villages bédouins non reconnus autour de la zone industrielle de Ramat Hovav, dans le sud d'Israël, souffrent d'un niveau élevé de pollution atmosphérique en raison des bassins d'évaporation chimique à proximité et d'une centrale électrique d'Israel Electric Company, le 28 décembre 2017. (Yaniv Nadav/Flash90) ?????? ???? ????? ?? ????? ???? ????????, ?????? ?????? ?? ????????? ????? ??? ?? ???? ????

La ministre de la Protection de l’environnement Tamar Zandberg a averti mercredi qu’une proposition visant à créer un comité d’autorisation des entreprises au sein du bureau du Premier ministre priverait son bureau de la capacité d’imposer des protections environnementales et de protéger le public.

Cette proposition, qui figure dans le projet de loi sur les arrangements économiques qui doit accompagner le prochain budget de l’État, vise à réduire les formalités administratives pour les entreprises.

Zandberg a convoqué une conférence de presse mercredi, déclarant qu’il n’y avait pas de progrès dans les négociations visant à retirer le plan du projet de loi sur les arrangements économiques ou à le modifier. Les discussions avec le député du parti Yamina, Abir Kara, un ministre adjoint du bureau du Premier ministre, ont révélé de grandes différences d’idéologie et de vision du monde, a-t-elle déclaré.

« Nous sommes très inquiets, en tant que ministère, et je suis inquiète, en tant que ministre, de l’absence de progrès », a-t-elle déclaré, estimant que l’affaiblissement des exigences en matière de licences au profit des entreprises constituait un « risque pour la santé publique, l’intérêt public et l’environnement ».

Les propositions, qui sont depuis longtemps en cours d’élaboration au sein du cabinet du Premier ministre, visent à « lever les obstacles et à accélérer l’activité commerciale », selon le texte du projet de loi.

« La nécessité de la réforme actuelle découle de la difficulté des entreprises face à des exigences strictes et complexes en matière de licences », indique le texte.

Une femme se fait colorer les cheveux dans un salon de beauté à Jérusalem, le 7 février 2021. De nombreux commerces utilisent des substances dangereuses qui doivent être éliminées correctement. (Yonatan Sindel/Flash90)

Il y a au moins 150 000 entreprises sous licence en Israël, et chaque année, 10 % de nouvelles entreprises sous licence ouvrent, indique le texte. Mais en raison de conditions de licence trop strictes, 30 % des entreprises préfèrent fonctionner sans licence.

Le comité proposé pour l’octroi de licences aux entreprises, composé d’un représentant du ministère de la protection de l’Environnement, sera autorisé à formuler de nouvelles conditions et à modifier les conditions existantes, en tenant compte des coûts de mise en œuvre, de la probabilité de risque et des normes internationales.

Selon Zandberg, non seulement la création du nouveau comité ne réduira pas la paperasse, mais elle l’augmentera, mettant davantage de pression sur les régulateurs et les ressources déjà utilisées à leur maximum, ce qui entraînera des délais d’autorisation plus longs.

Image d’illustration d’une femme faisant le plein de sa voiture dans une station-service à Jérusalem, le 31 mars 2019. (Hadas Parush/Flash90)

Tamar Zandberg a déclaré que les conditions des licences d’exploitation étaient souvent le seul outil dont disposait le ministère pour limiter la pollution de l’eau et du sol causée par les exploitations d’élevage, les décharges et des stations-service, pour restreindre les émissions de gaz à effet de serre provenant des décharges et pour s’assurer que les matériaux potentiellement cancérigènes des nettoyeurs à sec ne nuisent pas aux résidents vivant à proximité.

Tamar Zandberg, nouvellement nommée ministre de la protection de l’environnement, lors d’une cérémonie de passation de pouvoirs au ministère de la protection de l’environnement à Jérusalem, le 15 juin 2021.(Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

« Nous sommes censés protéger le public contre ces dangers », a-t-elle souligné.

« La composition du comité [des nouvelles licences] est biaisée de manière extrême envers les intérêts des entreprises », a prévenu la directrice générale du ministère, Galit Cohen. « Cela ne nous apportera rien d’avoir un seul représentant du ministère de la protection de l’Environnement ».

Des camions à benne déchargent des ordures dans une vaste décharge. (Kyryl Gorlov via iStock by Getty Images)

Évoquant les experts externes qui prendraient la place des professionnels du ministère, elle a déclaré : « Qui sera en mesure de répondre à ces questions super complexes traitées par près de 600 membres du personnel du ministère, issus de multiples disciplines et d’un large éventail de compétences ? Nous avons un expert dans chaque domaine, nous savons exactement quelles sont les réglementations en vigueur dans la plupart des pays développés du monde. Qui vont-ils trouver pour faire cela ? Même nous nous n’avons pas une seule personne qui sait tout ».

Cohen a déclaré qu’en raison des conditions du ministère de l’Environnement, les entreprises avaient investi dans des améliorations environnementales.

Cohen a déclaré que l’effort pour stimuler l’économie pourrait en fait finir par lui nuire.

« Ils parlent des difficultés économiques des entreprises. Mais qu’en est-il des coûts imposés au public par la pollution, du coût de la réhabilitation des sols pollués, qui sont des centaines de fois plus élevés que le coût de la prévention ? »

« Qu’en est-il de l’exposition aux radiations, aux substances dangereuses ? Nous, le public, payons deux fois – nous tombons malades et devons payer pour les services de santé publique. »

Zandberg n’a pas précisé si elle s’opposerait au budget de l’État à moins que ce plan ne soit modifié, insistant sur le fait qu’après trois ans sans budget, il était essentiel d’en adopter un et qu’il était encore temps de modifier le décret.

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