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Téhéran condamne l’inculpation de 3 Iraniens accusés de cyberattaques par Washington

Le trio est accusé d'avoir mené depuis octobre 2020 une série de cyberattaques aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Israël, en Russie, mais aussi en Iran

Le drapeau de l'Iran flottant devant le bâtiment de l'International Center, siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à Vienne, en Autriche, le 24 mai 2021. (Crédit: AP Photo/Florian Schroetter, Dossier)
Le drapeau de l'Iran flottant devant le bâtiment de l'International Center, siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à Vienne, en Autriche, le 24 mai 2021. (Crédit: AP Photo/Florian Schroetter, Dossier)

Téhéran a « vivement » condamné jeudi l’inculpation par les autorités américaines de trois Iraniens « faussement accusés » de cyberattaques contre les Etats-Unis et plusieurs autres pays.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, a « vivement condamné » dans un communiqué les mesures prises à l’encontre « de citoyens et d’entreprises sur la base de fausses accusations concernant leur implication dans des cyberattaques contre les Etats-Unis, faussement attribuées au gouvernement et aux institutions » de la République islamique.

Mansour Ahmadi, 34 ans, Ahmad Khatibi Aghda, 45 ans et Amir Hossein Nickaein, 30 ans, sont accusés d’avoir mené depuis octobre 2020 une série de cyberattaques aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Israël, en Russie, mais aussi en Iran, selon l’acte d’inculpation publié mercredi par les autorités américaines.

Le porte-parole iranien a estimé que « le recours à une campagne de propagande (…) contre l’Iran s’inscrit dans la politique iranophobe du gouvernement américain, qui a échoué et qui, bien sûr, ne mènera nulle part ».

« Les Etats-Unis qui ont gardé le silence à propos de plusieurs cyberattaques contre l’Iran (…) et qui ont même directement ou indirectement soutenu ces attaques, n’ont pas de légitimité pour accuser les autres », a-t-il ajouté.

Les trois hommes ont été inculpés par la justice américaine pour des attaques au rançongiciel visant des centaines d’entités dans le monde, dont un refuge pour victimes de violences conjugales, une compagnie d’électricité, un hôpital pour enfants à Boston, des municipalités ou encore l’association représentant les avocats américains (ABA).

L’acte d’inculpation ne mentionne pas de lien avec le gouvernement iranien et la police fédérale américaine affirme que le but « principal » de ces cyberattaques était l’enrichissement personnel.

Le département d’Etat offre dix millions de dollars de récompense pour toute information permettant de les localiser.

Le département d’Etat assure toutefois que les trois Iraniens font partie d’un groupe de pirates « affiliés aux Gardiens de la révolution », l’armée idéologique de l’Iran.

Les trois hommes se trouvent probablement en Iran, a précisé un haut responsable du ministère de la Justice américaine sous couvert d’anonymat.

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