Tel Aviv accueillera l’Eurovision en 2019
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Tel Aviv accueillera l’Eurovision en 2019

La municipalité a salué la nouvelle ; les organisateurs exigent que l'événement soit librement accessible aux participants et aux supporters, quelle que soit leur opinion politique

Des centaines d'Israéliens célèbrent sur la place Rabin à Tel Aviv la victoire de la candidate israélienne Netta Barzilai à l’Eurovision avec sa chanson "Toy", le 12 mai 2018 (FLASH 90)
Des centaines d'Israéliens célèbrent sur la place Rabin à Tel Aviv la victoire de la candidate israélienne Netta Barzilai à l’Eurovision avec sa chanson "Toy", le 12 mai 2018 (FLASH 90)

Les organisateurs du concours de l’Eurovision ont annoncé jeudi que la prochaine édition de la compétition musicale aura lieu à Tel Aviv, qui a battu Jérusalem et Eilat et assurera la tenue de cet événement retransmis mondialement.

Tel-Aviv a été désignée ville hôte de l’Eurovision 2019, au détriment de Jérusalem et d’Eilat, a annoncé jeudi l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER), qui dit attendre de recevoir « cette semaine » des garanties concernant le caractère « apolitique » du concours.

« Tel-Aviv a présenté une offre très créative et convaincante dans tous les domaines requis », a expliqué l’UER, qui organise l’Eurovision, dans un communiqué.

« Tel-Aviv accueillera pour la première fois le concours de la chanson Eurovision », a-t-elle ajouté.

Les dates du concours ont également été dévoilées.

Les demi-finales se dérouleront les 14 et 16 mai et la grande finale le 18 mai.

« Toutes les offres étaient exemplaires, mais nous avons finalement décidé que Tel-Aviv offrait la meilleure configuration globale pour le plus grand événement musical en direct du monde », a déclaré Jon Ola Sand, superviseur exécutif de l’Eurovision, cité dans le communiqué.

Le concours se déroulera à l’EXPO Tel Aviv International Convention Center alias Tel Aviv Fairgrounds avec la première demi-finale qui aura lieu le 14 mai 2019, suivie de la deuxième demi-finale le 16 mai et la grande finale le samedi 18 mai.

Israël a remporté le Concours Eurovision pour la première fois en deux décennies, le 12 mai, lorsque Netta Barzilai a décroché la première place avec l’hymne féministe « Toy ».

La victoire de Barzilai a donné à Israël le droit d’accueillir la compétition Eurovision de l’année prochaine – un événement qui devrait attirer des milliers de fans et faire connaître l’État juif dans le monde entier.

La municipalité de Tel Aviv a accueilli la nouvelle avec enthousiasme, déclarant dans un communiqué que la décision avait été prise « après une inspection et une évaluation approfondies des équipements et des installations de la ville ».

La municipalité prendra en charge l’utilisation du site de l’EXPO de Tel Aviv, a-t-il ajouté. Il a estimé, sur la base des « données recueillies auprès des villes hôtes précédentes », que le concours générera quelque 20 000 touristes et 100 millions de shekels en revenus directs pour la ville.

Le ministre des Communications, Ayoub Kara, qui supervise le radiodiffuseur public Kan, qui diffusera l’événement, s’est également félicité de cette décision : « Il n’y a pas de ville plus appropriée pour accueillir un événement culturel de cette ampleur… ». Je suis sûr que la mise en œuvre sera parfaite et mettra en valeur Israël dans toute sa splendeur. »

« Nous nous attendons à recevoir cette semaine des garanties de la part du Premier ministre en ce qui concerne la sécurité, l’accès pour tous, la liberté d’expression et le caractère apolitique du concours », a expliqué pour sa part le président du comité d’organisation du concours, Frank-Dieter Freiling.

« Ces garanties sont impératives pour nous permettre d’aller de l’avant dans la planification de l’événement et de défendre les valeurs du concours (…) que sont la diversité et l’ouverture à tous », a-t-il ajouté.

Demander de telles garanties n’a rien d’exceptionnel pour l’UER qui a expliqué à l’AFP que les organisateurs de l’Eurovision avaient pour habitude d’envoyer une « lettre » aux autorités du pays organisateur pour demander des garanties en matière notamment de sécurité ou sur le caractère apolitique du concours.

« C’est une lettre type que nous envoyons chaque année, quel que soit le pays, pour assurer le bon déroulement du concours », avait indiqué l’UER, dans un courriel.

La planification de l’événement a également été accompagné de pressions et de controverses, les dirigeants ultra-orthodoxes israéliens exigeant que les répétitions du concours n’aient pas lieu le jour du Shabbat et les critiques de la politique israélienne envers les Palestiniens appelant au boycott de la compétition.

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