Tests COVID-19 : Un examen possible de 8 à 10 échantillons en même temps ?
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Tests COVID-19 : Un examen possible de 8 à 10 échantillons en même temps ?

Si un échantillon revient positif au coronavirus, tous les autres seront testés individuellement ; le ministère de la Santé veut utiliser cette méthode d'ici quelques jours

Photo d'illustration : Des techniciens font un test de diagnostic pour le coronavirus dans un laboratoire des services de santé Leumit à Or Yehuda, le 19 mars 2020 (Crédit : Flash90)
Photo d'illustration : Des techniciens font un test de diagnostic pour le coronavirus dans un laboratoire des services de santé Leumit à Or Yehuda, le 19 mars 2020 (Crédit : Flash90)

Le ministère de la Santé devrait modifier ses procédures de dépistage pour permettre l’examen de huit à dix échantillons en une seule fois, dans le but de réduire le temps des tests et permettre l’inspection d’un plus grand nombre d’échantillons.

Les test concernés sont de type PCR – réaction en chaîne par polymérase – qui sont en mesure de directement détecter les acides nucléiques. Si l’un des échantillons présents dans le tube revient positif à la COVID-19, tous les spécimens restants seront alors examinés individuellement, a fait savoir Ynet dans la journée de jeudi.

Le directeur-général du ministère de la Santé Chezy Levy a indiqué au site d’information qu’il espérait que la méthode serait appliquée à plus grande échelle d’ici quelques jours.

« Cela nous permettra de faire l’économie de centaines ou même de milliers de tests que nous n’aurons pas à faire séparément », a expliqué Levy, qui a ajouté que les maisons de retraite figureraient parmi les premiers sites pour lesquels cette méthode sera utilisée.

Le directeur général du ministère de la Santé Chezy Levy s’exprime lors d’une conférence de presse à Jérusalem, le 21 juin 2020. (Flash90)

L’article a noté que la méthode était d’ores et déjà utilisée à l’hôpital Hadassah Ein Kerem et que des essais pilote avaient été lancés au centre médical Sheba, de Tel Hashomer, ainsi qu’à l’hôpital Rambam, à Haïfa.

Des experts ont indiqué au site d’information que la nouvelle méthode serait plus efficace pour les personnes asymptomatiques, le taux de résultats positifs dans ces cas précis étant significativement inférieur que parmi les malades présentant des symptômes.

Le ministère de la Santé a annoncé, au début de la semaine, qu’il allait presque cesser de tester les cas asymptomatiques de la maladie, ses laboratoires étant surchargés.

Au début de la semaine, le ministère de la Santé a dépassé le nombre de 30 000 tests de dépistage quotidiens pour la première fois.

Cette nouvelle méthode consiste à diluer les échantillons, ce qui peut affecter l’exactitude du test, selon l’article.

Des responsables de la Santé observent un programme pilote pour une méthode de dépistage à la COVID-19 qui permet d’obtenir des résultats en 15 minutes, à Lod, le 15 juillet 2020 (Autorisation)

« C’est une méthode qui présente beaucoup de potentiel mais elle présente également de nombreuses difficultés qui doivent être résolues », a déclaré au site Ynet le docteur Yotam Senhar, à la tête du département de dépistage de la caisse mutuelle de sécurité sociale Leumit.

« Elle est efficace quand le taux d’infection [le pourcentage de tests positifs] est faible – qu’il ne dépasse pas les cinq pour cent », a-t-il ajouté.

Le taux d’infection a dépassé les six pour cent ces derniers jours.

« Par conséquent, cette méthode n’est pas adaptée à ce que nous vivons maintenant mais elle sera efficace dans une situation où le nombre de cas positifs sera à nouveau bas », a continué Shenhar.

Mercredi, le ministère de la Santé a annoncé qu’il venait de lancer les essais d’un test de dépistage du coronavirus qui peut donner des résultats en seulement 15 minutes.

Un programme-pilote au sein d’une unité de dépistage à la COVID-19, à Lod, demande aux personnes qui viennent effectuer un test de se soumettre à la méthode actuelle ainsi qu’au test Sofia 2 qui vient tout juste d’être approuvé par la FDA (Food and Drug Administration) américaine, a expliqué le ministère de la Santé.

Israël s’abstient pour le moment d’utiliser de manière large le test en 15 minutes en raison d’inquiétudes sur son exactitude, citant une approbation expéditive donnée par la FDA. Mais si les chercheurs chargés d’analyser les données peuvent confirmer sa fiabilité, alors il pourrait changer la donne.

Dans les prochains jours, les chercheurs seront en mesure de déterminer si la méthode de dépistage est suffisamment digne de confiance pour être utilisée de manière générale, a confirmé le ministère de la Santé dans un communiqué.

Le test Sofia 2 a été développé par Quidel Corp., une firme américaine basée à San Diego.

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