Theresa May, futur Premier ministre britannique et soutien chaleureux d’Israël
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Theresa May, futur Premier ministre britannique et soutien chaleureux d’Israël

May avait parlé de son “honneur” à célébrer l’indépendance d’Israël avec Bnei Akiva cette année

La secrétaire d'Etat à l'Intérieur britannique Theresa May sort du 10 Downing Street, dans le centre de Londres après une rencontre du cabinet le 27 juin 2016 (Crédit : AFP/Leon Neal)
La secrétaire d'Etat à l'Intérieur britannique Theresa May sort du 10 Downing Street, dans le centre de Londres après une rencontre du cabinet le 27 juin 2016 (Crédit : AFP/Leon Neal)

LONDRES – La secrétaire d’Etat à l’Intérieur Theresa May, qui devrait remplacer David Cameron comme Premier ministre du Royaume-Uni mercredi, est largement perçue comme une bonne amie de la communauté juive, et d’Israël.

May, qui deviendra la deuxième femme à être Premier ministre britannique après Margaret Thatcher, est devenue lundi la seule candidate du Parti conservateur au remplacement de Cameron, dans le chaos politique suivant le vote référendaire du mois dernier pour quitter l’Union européenne, – une saga intitulée Brexit.

May s’est rendue en Israël pour la première fois en 2014 pour rencontrer des experts israéliens en cyber-sécurité et sur le combat contre l’esclavage moderne ; « deux défis qu’Israël et le Royaume-Uni affrontent avec une grande détermination », avait-elle déclaré.

Elle était l’invitée d’honneur de l’organisation de jeunesse de Bnei Akiva pour l’évènement de Yom HaAtsmaout [Journée de l’Indépendance] cette année, et a parlé de son « honneur » à célébrer l’indépendance d’Israël. Elle a ajouté que « l’Etat moderne d’Israël est l’accomplissement de beaucoup de générations de lutte. »

David Cameron, Premier ministre sortant du Royaume-Uni au 10 Downing Street, le 24 juin 2016. (Crédit : AFP/Ben Stansall)
David Cameron, Premier ministre sortant du Royaume-Uni au 10 Downing Street, le 24 juin 2016. (Crédit : AFP/Ben Stansall)

May, fille de vicaire qui aura 60 ans cette année, a parlé à plusieurs œuvres caritatives juives, dont le Community Securité Trust et l’œuvre des femmes et des enfants, Emunah.

Dans une série de discours qu’elle avait donnée suite aux attentats terroristes de Paris l’année dernière, May avait déclaré que « je n’aurai jamais pu imaginer le peuple juif être trop effrayé pour rester en Grande-Bretagne ». Sans ses juifs, avait-elle dit, « la Grande-Bretagne ne serait plus la Grande-Bretagne. » Faisant écho aux remarques de Manuel Valls, son futur homologue, prononcés à maintes reprises depuis les attentats de Paris.

Promettant que les synagogues et les écoles juives obtiendraient des patrouilles supplémentaires pour rassurer les communautés inquiètes, elle avait à l’époque déclaré que « nous devons redoubler d’efforts pour effacer notre antisémitisme ici. » May avait alloué 13,4 millions de livres sterling (15,86 millions d’euros) pour financer la sécurité de la communauté juive en mars 2016.

Cameron a été l’un des amis les plus chaleureux d’Israël en Europe, et les autres dirigeants du parti qui ont brièvement pensé à lui succéder, comme l’ancien maire de Londres Boris Johnson et allié et rival pro-Brexit Michael Gove, ont également soutenu publiquement Israël.

Ceci souligne à quel point le soutien à Israël est répandu dans les rangs des conservateurs, actuellement au pouvoir, contrairement aux critiques incessantes d’Israël de plusieurs poids-lourds de l’opposition travailliste, dirigée par le président du Labour, Jeremy Corbyn.

May est secrétaire d’Etat à l’Intérieur depuis 2010, et avait ironiquement fait campagne pour rester dans l’Union européenne pour le référendum.

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