Un tir de Syrie vers un drone touche une habitation israélienne
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Un tir de Syrie vers un drone touche une habitation israélienne

L'attaque survient au lendemain d'une frappe israélienne présumée près de Damas

Des enfants druzes passent devant un panneau d'avertissement faisant état d'un champ de mines alors qu'ils rentrent d'une école à Majdal Shams sur le plateau du Golan (Crédit :  Lior Mizrahi / FLASH90)
Des enfants druzes passent devant un panneau d'avertissement faisant état d'un champ de mines alors qu'ils rentrent d'une école à Majdal Shams sur le plateau du Golan (Crédit : Lior Mizrahi / FLASH90)

Des tirs en provenance de Syrie en direction d’un drone militaire survolant le plateau du Golan par Israël se sont produits jeudi soir, ratant leur cible mais s’échouant sur une habitation de la ville de Majdal Shams sur le plateau du Golan, a annoncé l’armée israélienne.

Aucun blessé n’est à déplorer mais la maison a été légèrement endommagée, ont ajouté les militaires.

L’armée a indiqué que des soldats et des policiers avaient lancé des recherches dans le secteur pour trouver d’autres impacts de tirs. Cette municipalité accueille des résidents druzes dont un grand nombre continue à soutenir le dictateur syrien Bashar al-Assad et évitent donc la citoyenneté israélienne.

Le drone n’a pas été endommagé dans l’attaque, a expliqué un porte-parole de l’armée.

Les militaires ont fait savoir qu’il volait dans l’espace aérien israélien au moment où les canons anti-aériens l’ont visé.

Selon le site d’information pro-Assad Al-Mayadeen, le drone volait à proximité du village syrien de Hader quand les dispositifs anti-aériens ont ouvert le feu.

Une vidéo postée sur Facebook montrerait les tirs lancés contre le drone, même si ni l’aéronef ni le canon anti-aérien ne sont visibles.

#حضر محاولات إسقاط الطائرة بالمضادات الأرضية في سماء البلدة..

Posted by ‎حضر الحدث‎ on Thursday, 8 February 2018

Israël et la Syrie sont techniquement toujours en état de guerre, même si le calme avait régné pendant des décennies entre les deux pays.

Depuis 2011 et le début de la guerre civile en Syrie, les incidents frontaliers se sont cependant multipliés avec notamment des tirs errants de projectiles (roquettes…) tombant du côté israélien du plateau du Golan.

L’Etat hébreu s’emploie à rester à l’écart du conflit mais a toutefois admis avoir mené des dizaines de frappes contre, selon lui, des convois d’armes destinés à l’un de ses grands ennemis, le Hezbollah libanais, qui combat au côté des forces gouvernementales syriennes.

Cette attaque survient vingt-quatre heures après que l’armée syrienne a accusé l’armée israélienne d’avoir mené une frappe aérienne sur une structure militaire de recherche aux abords de Damas.

« Ce matin, des avions de guerre israéliens ont lancé plusieurs missiles depuis l’espace aérien libanais sur nos positions militaires dans la campagne de Damas », avait fait savoir un communiqué de l’armée retransmis par les médias d’Etat. « Nos systèmes de défense anti-aériens les ont bloqués et en ont détruit la plupart ».

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme, un observatoire de la guerre basé au Royaume-Uni, a déclaré qu’au moins plusieurs missiles israéliens avaient frappé des cibles militaires à proximité de la ville de Jamraya, aux abords de Damas.

Jamraya, qui se situe à un peu plus de 10 kilomètres au nord-ouest de la capitale syrienne, héberge plusieurs positions militaires et une branche du Centre d’Etudes et de recherches scientifiques syrien (SSRC), soupçonné d’avoir développé des armes chimiques pour le dictateur syrien Bashar Assad et d’avoir aidé l’Iran et le Hezbollah à améliorer leurs missiles.

Une corvette Saar 5 de la marine israélienne. Illustration. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Lors d’un incident distinct survenu jeudi, des marins israéliens ont ouvert le feu sur des balises qui étaient entrées dans les eaux du territoire israélien à proximité de la ville de Rosh Hanikra, dans le nord, depuis la côte libanaise, a fait savoir l’armée.

Les balises ne présentaient pas de danger immédiat. Les marins ont effectué des « tirs contrôlés » dans le but de noyer les dispositifs, a précisé un porte-parole de l’armée, avec pour objectif d’éliminer toute menace qu’ils seraient susceptibles de présenter – dans le cas, par exemple, où les bouées auraient contenu des explosifs.

Au cours des dernières semaines, les responsables israéliens et libanais se sont engagés dans une guerre des mots sur une zone de la mer méditerranéenne – connue sous le nom de Bloc 9 – qui hébergerait un dépôt de gaz naturel. Les deux pays clament qu’il leur appartient.

Le Liban et le groupe terroriste du Hezbollah protestent également contre les modernisations effectuées par Israël à sa barrière frontalière. Jérusalem a répondu ne pas avoir l’intention de mettre un terme à ces constructions.

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