Trois Australiens arrêtés en Iran
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Trois Australiens arrêtés en Iran

L'annonce de ces arrestations survient après que le Premier ministre australien a annoncé sa contribution à la mission aéronavale menée par les Etats-Unis dans le détroit d'Ormuz

Drapeau de l'Australie. (Domaine public)
Drapeau de l'Australie. (Domaine public)

Trois citoyens australiens ont été arrêtés en Iran, a indiqué mercredi le gouvernement australien, une annonce qui intervient après une série d’arrestations d’Occidentaux par Téhéran.

« Le ministère des Affaires étrangères et du Commerce fournit une assistance consulaire aux familles de trois Australiens détenus en Iran », a déclaré un porte-parole du gouvernement à l’AFP, sans donner d’autres précisions pour des raisons de confidentialité.

Le quotidien britannique The Times avait auparavant rapporté que deux femmes, ayant la double nationalité australienne et britannique, étaient détenues à la prison d’Evin à Téhéran.

Selon la télévision publique australienne ABC, le compagnon australien d’une de ces femmes a également été arrêté.

A ce stade, il n’a pas été précisé si des charges ont été retenues à l’encontre de ces trois Australiens.

Une de ces femmes pourrait être détenue depuis un an.

Le Premier ministre Scott Morrison, s’exprime devant les médias aux côtés de la ministre des Affaires étrangères Marise Payne au Parlement de Canberra, le 16 octobre 2018 (Crédit : Mick Tsikas/AAP Image via AP)

L’annonce de ces arrestations intervient après que le Premier ministre australien Scott Morrisson eut annoncé, en août, une « modeste » contribution de son pays à la mission aéronavale menée par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Bahreïn pour protéger les navires marchands dans le détroit stratégique d’Ormuz, après une série d’attaques de tankers dans la région.

Plusieurs étrangers, en majorité des binationaux, sont actuellement emprisonnés en Iran.

Ces détentions sont un moyen de pression pour Téhéran dans un contexte de dégradation des relations entre l’Iran et les pays occidentaux après le retrait unilatéral américain de l’accord nucléaire de 2015.

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