Trois villes du sud en grève pour protester contre des licenciements
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Trois villes du sud en grève pour protester contre des licenciements

Les services municipaux de Dimona, Arad et Yerouham et quelques écoles seront clos, en solidarité avec les travailleurs d’Israel Chemicals

Des travailleurs protestent contre les licenciements à Israel Chemicals devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem le 1er mars 2015. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Des travailleurs protestent contre les licenciements à Israel Chemicals devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem le 1er mars 2015. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Des milliers de personnes dans trois villes du Sud font grève ce dimanche, en signe de solidarité avec les travailleurs d’Israel Chemicals, confrontés à des licenciements, et pour protester contre la sombre situation des emplois dans la région du Néguev.

A Dimona, Arad et Yerouham, les services municipaux et certaines écoles seront fermés.

A Dimona, qui a annoncé la première son mouvement de grève, une marche de protestation doit attirer des milliers de personnes à travers le pays, y compris un certain nombre de politiciens. Des manifestations seront organisées pour bloquer une route principale menant à travers la ville.

Les collèges et lycées de Dimona seront fermés, tandis que les écoles à Arad et Yerouham resteront ouvertes. Tous les services municipaux seront fermés pour la journée dans les trois villes.

La faction Union sioniste prévoit de tenir sa réunion hebdomadaire à Dimona, en solidarité avec les travailleurs.

La manifestation vise à attirer l’attention nationale sur une aggravation de la situation dans les villes de la classe ouvrière, où une série de licenciements dans les usines voisines entravent l’économie locale.

Les travailleurs de deux filiales d’Israel Chemicals – Dead Sea Works à Sodome et Bromine Compounds à Neot Hovav – sont confrontés à des renvois, selon les rapports.

Les présidents syndicaux des deux sociétés font pression pour des accords de retraite anticipée aux travailleurs âgés, à la place de licenciements, a rapporté Haaretz.

Avi Nissenkorn, président de la Histadrout, a rencontré samedi soir Nir Gilad, président du conseil d’Israel Chemicals, pour résoudre le différend sur la question du droit d’Israel Chemicals de licencier des employés.

Les maires des villes du sud d’Israël avertissent que le plan de licenciement destiné à Israel Chemicals pourrait avoir des implications à long terme sur l’emploi dans tout le Sud, Israel Chemicals étant considéré comme un employeur important dans le Néguev, selon Ynet.

« Malheureusement, la grève ne peut être évitée en raison de l’intransigeance de la direction d’Israel Chemicals, » a déclaré le maire de Dimona, Benny Biton, selon Haaretz. « Cependant, je suis toujours optimiste et je crois que dans les 72 heures, la saga menaçant les moyens de subsistance de nombreuses familles de Dimona prendra fin. »

Les politiciens du Sud exhortent depuis des années le gouvernement à investir plus d’argent dans le développement et à drainer plus d’emplois dans la région, qui a essuyé de nombreuses vagues de licenciement ces dernières années.

Avec tant de fermetures d’usines au cours de la dernière décennie, et la pénurie d’emplois de travailleurs non qualifiés, ceux qui perdent leur poste n’ont aucune alternative, disent-ils

Dimona a un taux de chômage de 15 %, selon le quotidien Yedioth Ahronoth, 95 % d’entre eux n’ayant aucun diplôme.

Malgré les promesses répétées du gouvernement d’investir dans le Néguev et dans la Galilée, aucun ministère – y compris celui du Développement du Néguev et de la Galilée – ne peut suivre le nombre d’usines fermées et de perte d’emplois, selon Ynet.

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