Trump dit n’avoir « aucun problème » à vendre des F-35 aux Émirats arabes unis
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Trump dit n’avoir « aucun problème » à vendre des F-35 aux Émirats arabes unis

Avant la signature de l'accord de paix, le président Trump a dit que de nombreux autres pays normaliseront leurs relations, qualifiant les Palestiniens de "très difficiles à gérer"

Le président Donald Trump salue le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, Khalid bin Ahmed Al Khalifa, (hors photo), à la Maison Blanche, le mardi 15 septembre 2020, à Washington. (AP/Alex Brandon)
Le président Donald Trump salue le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, Khalid bin Ahmed Al Khalifa, (hors photo), à la Maison Blanche, le mardi 15 septembre 2020, à Washington. (AP/Alex Brandon)

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi qu’il n’avait « absolument aucun problème » à vendre des chasseurs F-35 avancés aux Emirats arabes unis, une vente qui ferait partie des conditions d’Abou Dhabi pour la normalisation des relations avec Israël.

Plusieurs médias ont indiqué qu’Israël avait donné son accord explicite ou tacite à la vente des chasseurs furtifs pour sceller l’accord avec les EAU, bien que le Premier ministre Benjamin Netanyahu l’ait publiquement nié à plusieurs reprises.

Avant la cérémonie historique de signature des accords de normalisation d’Israël avec les EAU et le Bahreïn à la Maison Blanche ce mardi, il a été demandé à M. Trump, lors d’un entretien avec Fox News, si les EAU allaient recevoir des armes américaines avancées dans un avenir proche.

« Ce sont des pays très riches pour la plupart. Certains sont extraordinairement [riches] comme les EAU, et ils voudraient acheter des avions de chasse, et personnellement je n’ai aucun problème avec cela », a déclaré M. Trump.

« Certaines personnes en ont », a noté M. Trump. « Ils disent que peut-être ils… vont faire la guerre. »

Illustration. Un pilote et l’équipage d’un avion F-35 se préparent pour une mission à la base aérienne d’Al-Dhafra aux Émirats arabes unis, le 5 août 2019. (Photo du sergent Chris Thornbury publiée par l’US Air Force, via AP)

Mais Trump a insisté fortement sur le fait qu’on pouvait faire confiance à Abou Dhabi. « Je connais très bien le dirigeant, Mohammed », a-t-il déclaré, en faisant référence au dirigeant de facto du pays, le prince héritier Mohammed bin Zayed Al-Nahyan. « Je n’aurais aucun problème à leur vendre des F-35. Absolument aucun problème. Je considère cela comme un atout, pas comme un handicap. »

En outre, il a ajouté : « Vous savez ce que j’ai appris sur les équipements militaires ? Vous les vendez aujourd’hui et ils sont obsolètes le jour suivant. »

Un article du New York Times, citant des sources anonymes impliquées dans les discussions, a affirmé qu’en plus des avions à réaction ultra-avancés et des drones Reaper, l’accord d’armement inclurait également des avions Growler EA-18G qui bloquent les radars, ce qui pourrait éroder l’efficacité des capacités de défense aérienne d’Israël et donner aux EAU un avantage militaire considérable.

Les États-Unis se sont traditionnellement engagés à protéger l’avance militaire d’Israël dans la région. Certains craignent que les avions ne soient transférés dans un autre pays ou utilisés contre Israël par Abou Dhabi si le réseau complexe d’alliances et d’ennemis de la région venait à changer de manière significative.

Abou Dhabi a indiqué que, s’il n’y a pas de lien direct entre l’initiative diplomatique et les ventes d’armes, la normalisation avec Israël devrait permettre de faire passer plus facilement l’accord.

Des délégués des EAU saluent l’avion d’El Al au départ, à la fin des pourparlers de normalisation entre Israël et les Émirats arabes unis, à Abou Dhabi, le 1er septembre 2020. (Bureau du porte-parole d’El Al)

Trump s’est montré enthousiaste à propos des nouveaux accords, disant à Fox : « Tout le monde disait que cela était impossible. »

Le président américain a affirmé : « Nous avons beaucoup d’autres [pays] qui vont arriver dans un court laps de temps. Et les Palestiniens finiront par venir aussi. Et il y aura la paix au Moyen-Orient, sans être stupide et sans tirer sur tout le monde, sans tuer tout le monde et sans faire couler le sang sur le sable. »

Il a indiqué que les Palestiniens n’auraient bientôt plus d’autre choix que de revenir à la table des négociations car « tous les gens qui leur donnent beaucoup d’argent adhèrent à l’accord ».

Il a ajouté que les Palestiniens étaient « très difficiles à gérer » et a qualifié le soutien financier américain au cours des décennies de « presque comme de l’argent otage, c’était de l’argent de corruption et c’était idiot ».

Trump a interrompu toute aide à l’Autorité palestinienne après que Ramallah a rompu ses liens avec Washington en raison de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre 2017 et du déplacement de l’ambassade américaine dans cette ville.

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