Trump : Netanyahu, qui risque une mise en examen, est « intelligent, » « fort »
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Trump : Netanyahu, qui risque une mise en examen, est « intelligent, » « fort »

Alors qu'une décision du procureur général est attendue incessamment sous peu, le président américain salue le Premier ministre, qui "a fait du très bon boulot"

Le président américain Donald Trump au sommet de Hanoï avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un., le 28 février 2019. (Crédit : Saul LOEB / AFP)
Le président américain Donald Trump au sommet de Hanoï avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un., le 28 février 2019. (Crédit : Saul LOEB / AFP)

Le président américain Donald Trump a défendu jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui est dans l’attente d’une décision sur une éventuelle mise en examen pour des faits de corruption.

« Je peux dire qu’il fait du très bon boulot en tant que Premier ministre », a ajouté le président américain », a déclaré Trump à l’issue du sommet de Hanoï avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Il est « dur, intelligent, fort. Il est très défensif, son armée a fait de grandes choses », a déclaré Trump.

Le procureur général israélien doit annoncer ce jeudi, après plus de deux ans d’enquête, s’il désire entendre Benjamin Netanyahu, prélude à une éventuelle inculpation du Premier ministre israélien au centre de plusieurs affaires de corruption présumée, notamment dans une affaire impliquant Bezeq, le géant des télécoms israéliens.

Selon les médias, Mandelblit aurait décidé de n’inculper Netanyahu de corruption que dans une seule affaire, et de l’inculper d’abus de confiance dans les deux autres affaires.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu
et Avichai Mandelblit, Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

S’il est mis en examen, Netanyahu sera informé de ses droits, à savoir qu’il peut demander une audience pour contester l’inculpation. Ce processus d’audience pourrait prendre jusqu’à un an. Il ne sera pas contraint de démissionner pendant cette année. On ignore à l’heure actuelle si le Premier ministre pourra continuer à exercer s’il est officiellement mis en examen pour infraction pénale.

Netanyahu nie toute malversation dans ces trois affaires, et affirme inlassablement que les enquêtes dont il fait l’objet sont « une chasse aux sorcières » lancée par la gauche, les médias et la police, et les accusent de faire pression sur un procureur général « faible ».

Les avocats de Netanyahu auraient demandé que Mandelblit attende que les élections du 9 avril aient lieu pour annoncer ses intentions, ce qu’il a rejeté.

Dans l’affaire 1000, Netanyahu est soupçonné d’avoir reçu des avantages et des cadeaux d’une valeur d’environ 1 million de shekels (250 000 euros) de donateurs milliardaires Mandelblit pencherait en faveur d’une mise en examen pour abus de confiance dans cette affaire. L’affaire 2000 concerne un accord de contrepartie illicite présumé entre Netanyahu et Arnon Moses, éditeur de Yedioth Ahronoth, et dans lequel le Premier ministre aurait fait entrave au quotidien rival Israel Hayom en échange d’une couverture plus favorable par Yedioth. Mandelblit inculpera probablement le Premier ministre d’abus de confiance, et Mozes sera mis en examen pour corruption.

Dans l’affaire 4000, considérée comme la plus accablante pour le Premier ministre, il est soupçonné d’avoir fait avancer des décisions régulatoires en tant que ministre des Communications et Premier ministre qui auraient bénéficié à Shaul Elovitch, l’actionnaire principal de Bezeq, la plus grande entreprise de télécommunications du pays, en échange d’une couverture positive sur le site d’information Walla, propriété d’Elovitch.

Mandelblit devrait annoncer la mise en examen de Netanyahu pour corruption. Elovitch risque également une mise en examen pour corruption.

A Hanoï, le président Donald Trump a également évoqué le conflit israélo-palestinien, quelques jours après la présentation à huis-clos par Jared Kushner, gendre et conseiller du président des Etats-Unis, de la très attendue proposition de paix américaine pour le Proche-Orient. Celle-ci doit être officiellement présentée après les élections israéliennes.

« Toute ma vie, j’ai entendu dire que le plus dur de tous les accords, lorsqu’il parlait d’accords difficiles, serait le maintien de la paix entre Israël et les Palestiniens », a relevé Donald Trump à Hanoï.

« Ils disent que c’est un accord impossible. J’aimerais bien le produire. Nous verrons ce qui se passera », a-t-il ajouté.

Depuis l’élection de Donald Trump, Washington a infligé une série de coups sévères à l’autorité palestinienne, en coupant notamment des centaines de millions de dollars d’aide aux Palestiniens.

Et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a décidé de boycotter l’administration du président américain qui a discrédité, selon lui, les Etats-Unis dans leur rôle historique de médiateur en reconnaissant en 2017 Jérusalem comme la capitale d’Israël.

De son côté, Jared Kushner a entamé une tournée régionale au Moyen-Orient pour tenter de rallier des soutiens à la proposition de paix américaine. Il s’est notamment entretenu cette semaine avec le roi et le prince héritier saoudiens, des dirigeants des Emirats arabes unis, de Bahrein et d’Oman et le président turc Recep Tayyip Erdogan.

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