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Gaza: Tsahal confirme la reddition de terroristes ; la gouvernance du Hamas s’effondre

Un porte-parole de l'armée a confirmé que des dizaines de terroristes avaient rendu les armes aux soldats dans le nord de Gaza - les hommes se plaignent d'un leadership du groupe "hors-sol"

Un membre du Hamas présumé lève ses mains en l'air après s'être rendu aux soldats à Jabaliya, dans la bande de Gaza, le 9 décembre 2023. (Capture d'écran : Réseaux sociaux, utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'aute
Un membre du Hamas présumé lève ses mains en l'air après s'être rendu aux soldats à Jabaliya, dans la bande de Gaza, le 9 décembre 2023. (Capture d'écran : Réseaux sociaux, utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'aute

Des images filmées dans la bande de Gaza et qui ont fuité samedi, montrent un terroriste du Hamas remettant un fusil d’assaut aux forces israéliennes – alors qu’il dépose les armes aux côtés de dizaines d’hommes armés palestiniens. Le chef d’état-major de Tsahal, Herzi Halevi, a annoncé que les militaires commençaient à observer l’effondrement du système de gouvernance du groupe terroriste au sein de l’enclave côtière.

Dans la vidéo, l’homme marche lentement devant un char, son arme brandie au-dessus de la tête – arme qu’il dépose au sol, avec son chargeur. Les autres Palestiniens qui, comme lui, sont en sous-vêtements, lèvent leur carte d’identité, faisant face au char, alignés de l’autre côté de la rue pendant qu’un soldat donne des ordres en arabe à l’aide d’un haut-parleur.

« Lentement, lentement », dit le soldat à l’homme qui tient le fusil d’assaut.

Israël a fait circuler des images sur les réseaux sociaux, au début de la semaine, montrant des dizaines d’hommes arrêtés par les troupes. Le porte-parole de l’armée a ultérieurement fait savoir que tous ceux qui s’étaient rendus dans le cadre des combats avaient été interrogés.

Les terroristes du Hamas sont de plus en plus nombreux à déposer les armes, selon les responsables de Tsahal.

« C’est quelque chose que je constate chaque jour. Nous voyons quotidiennement un nombre plus grand de terroristes tués, un nombre plus grand de terroristes blessés et, ces derniers jours, nous voyons des terroristes se rendre, un signe de la désagrégation du système, un signe que nous devons pousser plus fort », a expliqué le général Herzi Halevi, chef d’état-major de Tsahal, lors d’un allumage de bougies de Hanoukka dans le sud avec des troupes de la Brigade Nahal.

De son côté, le contre-amiral Daniel Hagari, porte-parole de Tsahal, a indiqué dans la soirée que de nombreux membres du Hamas s’étaient rendu aux militaires à Gaza et qu’ils ont révélé des informations sur le fonctionnement du groupe terroriste dans le cadre de l’offensive terrestre.

« A Shejaiya et à Jabaliya, les terroristes ont déposé les armes et ils nous ont remis leurs équipements », a-t-il déclaré, confirmant le contenu des vidéos qui ont fuité.

« Nous avons tiré les renseignements suivants des interrogatoires des terroristes auxquels nous avons procédé : la situation des hommes armés est difficile sur le terrain et les leaders du Hamas, [Yahya] Sinwar, nient la réalité même s’ils ont connaissance de tous les détails », a dit Hagari.

« Les terroristes se plaignent que les chefs du Hamas sont complètement coupé de la situation difficile qu’ils vivent sur le terrain », a-t-il ajouté.

Hagari a noté qu’il « y a un sentiment très partagé parmi les hommes : celui que les dirigeants du Hamas, dans les tunnels, se moquent totalement de la population à Gaza qui, lui, se trouve en surface », a-t-il poursuivi, précisant que ce fait était une source d’inquiétude pour les membres du groupe terroriste.

« Les renseignements qui émergent de nos interrogatoires nous permettent de trouver de nouvelles cibles et nous aident dans nos activités opérationnelles », a-t-il déclaré.

Une boule de feu s’élève au-dessus d’un bâtiment pendant une frappe israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 9 décembre 2023. (Crédit: MAHMUD HAMS / AFP)

Samedi également, la chaîne publique Kan a annoncé que le leader du Hamas, Yahya Sinwar, avait fui le nord de la Gaza au début de la guerre en se cachant dans un convoi humanitaire se dirigeant vers le sud.

Citant un officiel israélien, le reportage a fait savoir que Sinwar avait quitté Gaza City pour Khan Younès, dans le sud, dans un véhicule qui lui assurait « une couverture humanitaire ». Les détails plus précis qui ont pu être rassemblés sur ce véhicule sont interdits à la publication, a noté la chaîne.

Selon le reportage, Israël estime que Sinwar se trouve encore à Khan Younès, ou plus précisément dans un tunnel creusé sous la ville.

Yahya Sinwar, chef du Hamas à Gaza, prononce un discours lors d’une réunion avec la population dans une salle sur le bord de mer de la ville de Gaza, le 30 avril 2022. (Crédit : Adel Hana/AP)

De leur côté, les membres du cabinet de guerre se sont réunis, samedi soir, pour évoquer les combats continus dans la bande de Gaza. Ils ont également débattu d’un éventuel retour des travailleurs palestiniens en Israël – l’entrée de ces derniers avait été interdite après le massacre commis par le Hamas, le 7 octobre. Les terroristes avaient tué, ce jour-là, 1200 personnes sur le sol israélien et pris environ 240 personnes en otage.

« Laisser aujourd’hui entrer les travailleurs de l’Autorité palestinienne, imprégnés d’incitations à la violence et à au terrorisme contre Israël, est une continuation du concept erroné qui a entraîné le 7 octobre et nous démontre que nous n’avons rien compris du 7 octobre », a écrit sur X le ministre de la Sécurité nationale d’extrême-droite, Itamar Ben Gvir, lors de la réunion du cabinet de guerre.

Un responsable israélien avait confié au Times of Israel, vendredi, que plus de 200 000 Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza entraient dans leur troisième mois sans travailler en Israël à un moment où Tsahal met en œuvre un confinement partiel sur les territoires – un confinement imposé depuis l’attaque du Hamas.

Environ 150 000 Palestiniens de Cisjordanie possédaient un permis qui leur permettait d’entrer en Israël pour le travail, avant la guerre.

20 000 à 40 000 Palestiniens de Cisjordanie de plus pénétraient illégalement sur le territoire pour travailler dans des industries telles que la construction.

Plus de 17 000 Palestiniens de Gaza avaient, eux aussi, une autorisation en bonne et due forme leur permettant de travailler légalement au sein de l’État juif.

La majorité écrasante de ces Palestiniens sont restés chez eux depuis alors qu’Israël a pris des initiatives visant à rompre tous les liens avec l’enclave côtière tout en maintenant des restrictions significatives sur la liberté de déplacement en Cisjordanie – des limitations qui, selon le pays, sont indispensables pour garantir la sécurité au lendemain du 7 octobre.

Une seconde source, proche du dossier, a indiqué au Times of Israel que le pays avait commencé à autoriser approximativement 8000 Palestiniens de Cisjordanie à revenir travailler, au cours de ces dernières semaines.

Cette minorité sert dans des industries qui offrent des services déterminants – dans l’assainissement, les services de soins et l’hôtellerie, a noté la source.

La vaste majorité de ces 8 000 Palestiniens travaillent dans les implantations de Cisjordanie. Ceux dont les emplois sont à l’intérieur de la Ligne verte ont, dans leur plus grande partie, été empêchés de reprendre le travail.

Des ouvriers palestiniens, bloqués en Israël depuis les attaques du 7 octobre, retraversant la bande de Gaza au poste-frontière de Kerem Shalom avec Israël, dans le sud de l’enclave palestinienne, le 3 novembre 2023. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)

Le chef du Conseil de Yesha qui rassemble les maires d’implantation, Shlomo Neeman, a écrit une lettre au Premier ministre Benjamin Netanyahu, au début de la semaine, lui recommandant vivement de ne pas autoriser les travailleurs palestiniens à revenir dans les implantations. Il a affirmé qu’ils représentaient une menace pour les résidents.

Le courrier n’a pas mentionné les presque 8 000 employés palestiniens qui ont d’ores et déjà repris leur travail dans les implantations.

Netanyahu avait été interrogé sur le sujet, cette semaine, pendant une conférence de presse. Il avait indiqué que l’establishment de la sécurité était favorable à un retour graduel des travailleurs dans la mesure où le chômage de masse, en Cisjordanie, risquait de déstabiliser encore davantage le territoire.

Il avait déclaré que la question ferait l’objet d’un débat au cabinet de sécurité avant toute prise de décision.

Le jour suivant, le cabinet de sécurité s’était réuni mais aucune décision n’avait été prise – avec pour conséquence que les travailleurs palestiniens resteront pour le moment chez eux, ce qui implique une perte mensuelle de plus de 530 millions de dollars de revenus pour l’économie de la Cisjordanie.

Une crise qui se mêle à une autre, entraînée par le fait que l’Autorité palestinienne n’a pas reçu, de la part d’Israël, les revenus fiscaux prélevés par l’État juif pour son compte depuis le début de la guerre. Israël a décidé de déduire environ 275 millions de dollars des fonds qui reviennent de droit à Ramallah, ce qui a amené l’AP à refuser la totalité de ces revenus qui constituent, par ailleurs, plus de 60% de son budget.

En résultat, des milliers d’employés de l’AP n’ont pas reçu leurs salaires.

Jacob Magid a contribué à cet article.

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