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Tsahal et le CENTCOM lancent un exercice conjoint à Eilat

Les militaires effectueront divers exercices au cours des deux prochaines semaines dans le cadre de l'une des premières activités conjointes avec le commandement central américain

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un porte-hélicoptères du Commandement central américain, l'USS Portland, navigue dans la mer d'Arabie avant un exercice de forces spéciales de deux semaines avec Israël, le 13 septembre 2021. (Crédit : Sgt. Seth Rosenberg/CENTCOM)
Un porte-hélicoptères du Commandement central américain, l'USS Portland, navigue dans la mer d'Arabie avant un exercice de forces spéciales de deux semaines avec Israël, le 13 septembre 2021. (Crédit : Sgt. Seth Rosenberg/CENTCOM)

Un porte-hélicoptères américain a jeté l’ancre au port d’Eilat lundi pour un exercice américano-israélien de forces spéciales qui dura deux semaines, a déclaré Tsahal.

Cet « exercice bilatéral amphibie » représente l’un des premiers exercices conjoints entre Tsahal et le Central Command (CENTCOM) de l’armée américaine, depuis que l’organisme américain a inclus Israël dans sa zone de responsabilité au début de l’année, a indiqué l’armée américaine. Auparavant, Israël faisait partie du commandement américain européen (EUCOM).

« Les troupes prendront part à un exercice nécessitant plusieurs branches de l’armée pendant deux semaines, au cours duquel elles s’entraîneront avec des forces antiterroristes, des forces de commando et des forces d’attaque à découvert, en simulant des techniques de guerre dans des zones ouvertes et des environnements urbains », a déclaré l’armée israélienne.

L’armée américaine a déclaré qu’environ 500 soldats américains y participeraient, la plupart provenant de la 11e unité expéditionnaire des Marines, ainsi qu' »un détachement de bataillon logistique, une compagnie d’infanterie, une compagnie de reconnaissance blindée légère et une section de [High Mobility Artillery Rocket System] (Système de roquettes d’artillerie à haute mobilité) ».

En août, Tsahal et le CENTCOM ont organisé leur premier exercice aérien conjoint, avec des avions de chasse furtifs F-35 des deux pays s’entraînant dans le ciel du sud d’Israël.

Le CENTCOM a officiellement assumé la responsabilité des relations de l’armée américaine avec Israël au début du mois de septembre.

Un porte-hélicoptères du Commandement central américain s’ancre dans le port d’Eilat avant un exercice de forces spéciales de deux semaines avec Israël, le 1er novembre 2021. (Crédit : Tsahal)

Jusqu’alors, l’État d’Israël avait été maintenu dans la zone de responsabilité de l’EUCOM afin de prévenir d’éventuelles tensions entre le CENTCOM et les nations arabes et musulmanes relevant de sa compétence, dont beaucoup n’entretiennent pas de liens formels avec Israël et ne souhaitent donc pas être considérées comme des alliés mutuels. La zone de responsabilité du Commandement central américain s’étend du Moyen-Orient à l’Asie centrale, y compris la région du golfe Persique, ainsi que l’Afghanistan et le Pakistan.

Ces dernières années, cependant, les alliés arabes du CENTCOM ont de plus en plus développé des relations avec Israël, parfois de manière informelle, de sorte que ces questions se sont largement estompées.

L’arrangement précédent permettait à Israël de travailler étroitement avec les membres européens de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) au sein du Commandement européen, mais limitait initialement l’interaction entre l’armée israélienne et les armées arabes au sein du Commandement central.

Malgré cette décision, Israël a continué à mener des exercices d’entraînement avec les unités de l’EUCOM, notamment le mois dernier avec l’exercice aérien Blue Flag, auquel des pilotes de l’EUCOM ont participé.

Bien qu’il s’agisse en partie d’un geste symbolique, l’intégration d’Israël au CENTCOM devrait améliorer les communications directes entre Tsahal et les troupes américaines dans la région et, par l’intermédiaire des États-Unis, les autres armées de la région. Cette décision ne présage pas de changements dans le stationnement des forces américaines au Moyen-Orient ou en Europe.

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