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Tsahal interdit l’accès à l’avant-poste illégal de Ramat Migron

L’armée a décrété la colline "zone d'exclusion militaire" pour empêcher la reconstruction de l’avant-poste, démoli à trois reprises le mois dernier

Des activistes reconstruisent l’une des structures de l’avant-poste de Ramat Migron, le 16 août 2022. (Crédit : Jeremy Sharon/Times of Israel)
Des activistes reconstruisent l’une des structures de l’avant-poste de Ramat Migron, le 16 août 2022. (Crédit : Jeremy Sharon/Times of Israel)

L’armée israélienne a déclaré le sommet de la colline de Cisjordanie sur laquelle se trouve l’avant-poste illégal de Ramat Migron « zone d’exclusion militaire », interdisant de fait aux activistes de demeurer sur place.

La mesure, confirmée par la division du porte-parole de Tsahal, est prise pour un mois, avec pour date butoir le 1er octobre prochain.

Ramat Migron a été évacué et démoli à trois reprises par la police et le département de l’administration civile du ministère de la Défense au cours du mois d’août, la dernière démolition ayant eu lieu mardi dernier.

Selon les habitants de l’avant-poste, l’ordre d’exclusion aurait été émis jeudi matin par le chef du commandement central de Tsahal, le major-général Yehudah Fuchs.

La police des frontières est arrivée à Ramat Migron, au nord de Jérusalem, jeudi matin pour informer les résidents de cette mesure.

Ces derniers avaient déjà commencé à reconstruire l’implantation – des maisons et un enclos à moutons – depuis l’intervention des autorités la semaine passée.

L’ordre d’exclusion semble avoir été émis afin de mettre un terme au cycle apparemment sans fin des destructions et reconstructions.

Trois familles vivaient à l’avant-poste, ainsi que plusieurs jeunes militants, dont un chevrier et un berger.

Les résidents reconstruisent rapidement maisons et structures grâce à des murs préfabriqués faits de matériau isolant recouvert de fines feuilles de métal, à la fois peu coûteux et faciles à assembler.

Les résidents de Ramat Migron ont déclaré que l’ordre militaire « ajoutait aux persécutions contre l’établissement d’implantations en Judée-Samarie », estimant que l’opposition à la construction de l’avant-poste était due à des pressions de la part de l’Autorité palestinienne.

Militant des implantations travaillant à la reconstruction de l’avant-poste de Ramat Migron, le 16 août 2022. (Crédit : Jeremy Sharon/Times of Israel)

« Décréter zone militaire d’exclusion le sommet d’une colline pionnière pleine de vie, sur laquelle vivent familles et enfants qui protègent la terre du peuple juif contre les velléités arabes, est un crime antisioniste », ont déclaré les résidents à la presse.

Ils ont ajouté qu’ils n’avaient « aucune intention de se rendre et continueraient à se battre pour établir un contrôle juif sur cette colline stratégique, quoi qu’il en soit ».

Jeudi encore, les résidents de Ramat Migron se sont entretenus avec le rabbin Haim Druckman, l’un des dirigeants les plus respectés de la communauté sioniste religieuse et fondateur du mouvement des implantations Gush Emunim.

Druckman a appelé la population à « soutenir, avec le cœur et le porte-monnaie » le projet d’avant-poste de Ramat Migron, dont il a regretté les destructions répétées.

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