Tsahal se prépare à une possible opération en Syrie
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Tsahal se prépare à une possible opération en Syrie

Des sources militaires affirment que l'Iran est impliqué dans les attaques en Israël menées par un groupe chiite du Golan syrien

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon avec le colonel Asher Ben-Lulu, un commandant de Kfir, la brigade d'infanterie de l'armée israélienne, lors d'un exercice de l'armée dans le plateau du Golan le 2 avril 2015 (Crédit : Ariel Hermoni / Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Moshe Yaalon avec le colonel Asher Ben-Lulu, un commandant de Kfir, la brigade d'infanterie de l'armée israélienne, lors d'un exercice de l'armée dans le plateau du Golan le 2 avril 2015 (Crédit : Ariel Hermoni / Ministère de la Défense)

L’armée israélienne se prépare à une possible opération terrestre dans la partie syrienne du Golan en cas de tirs de roquettes ou d’attaques terroristes coordonnés contre Israël menés soit par des djihadistes sunnites ou des membres du Hezbollah chiite.

Le nombre d’islamistes affluant dans la région, située à proximité de la frontière avec Israël a mis Tsahal en état d’alerte, a annoncé la Deuxième chaîne dimanche, ajoutant que l’armée a organisé un exercice à grande échelle la semaine dernière, en simulant une éventuelle avance en Syrie et l’évacuation des civils israéliens des communautés frontalières.

Selon un reportage de la Dixième chaîne dimanche, l’exercice a inclus la préparation d’un scénario dans lequel les forces islamistes lancent une attaque sophistiquée sur les troupes israéliennes sur plusieurs fronts, similaire aux attaques contre les forces de sécurité égyptiennes dans le Sinaï ayant eu lieu au cours des dernières mois.

L’armée israélienne se prépare également à une éventuelle offensive du Hezbollah dirigée par l’Iran.

Une source de Tsahal révèle que, bien que des centaines de membres du Hezbollah sont présents dans le Golan, Téhéran est derrière les récentes attaques contre Israël.

Les responsables israéliens ont régulièrement tiré la sonnette d’alarme quant à la présence croissante des combattants iraniens et du Hezbollah dans le Golan syrien, partiellement détenues par les forces rebelles, pour attaquer Israël.

« Il est clair que l’Iran est derrière toutes les attaques terroristes ici [dans le Golan] dans les deux dernières années », a déclaré dimanche un officier de Tsahal lors d’un briefing avec des journalistes.

« Les Iraniens utilisent la frontière – ils établissent des unités – que ce soit [Imad] Mughniyeh, [Samir] Kuntar, ou encore d’autres – pour mener à bien [les attaques] ».

L’officier a affirmé que l’implication de l’Iran était évidente, par exemple, lors de la tentative d’attaque d’avril sur Israël quand des engins explosifs ont été plantés sur la clôture à la frontière entre Israël et la Syrie.

Un avion de l’armée de l’air israélienne a frappé les quatre agents impliqués, confirmant l’élimination de trois. Une vidéo de l’opération a été mise à disposition du public par l’armée dimanche.

L’armée israélienne estime que Kuntar était le cerveau à l’orioine de l’attaque, financée et coordonnée par l’Iran, selon la Deuxième chaîne.

Le mois dernier, une frappe israélienne aurait ciblé le terroriste notoire, qui a passé 29 années en détention israélienne suite au meurtre brutal de quatre Israéliens lors d’un raid terroriste sur la ville israélienne de Nahariya en 1979 – une attaque au cours de laquelle il a brisé le crâne d’Einat Haran, 4 ans, avec la crosse de son fusil.

Après sa libération en 2008 lors d’un échange de prisonniers avec le Hezbollah, le retour de Kuntar a été célébré au Liban et en Syrie.

Il est devenu le chef d’une milice basée à Hader fidèle à Assad, et a prévu de multiples attaques contre les soldats de Tsahal sur le plateau du Golan.

Selon la Deuxième chaîne, le Hezbollah a également augmenté sa présence sur le côté libanais de la frontière avec Israël, se joignant à l’armée libanaise pour les patrouilles et les exercices, malgré les limitations imposées sur les mouvements du groupe terroriste dans le sud du Liban après la Seconde guerre du Liban en 2006.

Il y a eu un certain nombre d’incidents transfrontaliers sur la frontière israélo-syrienne au cours des dernières années tandis que la guerre civile fait rage, y compris un certain nombre d’attaques à la roquette soupçonnées d’être menées par des groupes rebelles ou les forces d’Assad.

Israël serait également derrière un certain nombre de raids aériens contre des cibles sur le sol syrien visant à empêcher le Hezbollah d’acquérir des armes de pointe.

L’armée israélienne affirme que l’Iran essaie systématiquement de livrer des armes au Hezbollah via la Syrie, ce qui suggère que tous les envois sont interceptés avec succès.

En janvier, un raid aérien en grande partie attribué à Israël contre un convoi dans le Golan syrien a tué un haut commandant du Hezbollah, un général iranien et 10 autres personnes. Le Hezbollah a riposté par une attaque transfrontalière qui a tué deux soldats de Tsahal.

Parmi les personnes tuées dans le raid aérien israélien présumé, il y avait le commandant du Hezbollah Abu Ali Tabatabai, le chef des opérations offensives du groupe ; Jihad Mughniyeh, le fils d’Imad Mughniyeh, un haut commandant du Hezbollah tué à Damas en 2008, Mohammed Issa, le responsable des opérations de l’organisation en Syrie et en Irak, et le général iranien Mohammad Ali Allahdadi.

Un rapport israélien a affirmé que la frappe avait ciblé une équipe mettant en place une base de roquettes pour lancer des attaques contre Israël.

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