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Tunisie : « Si Ben Ali est malade, il peut rentrer »

"S'il veut rentrer pour être enterré ici, je donne mon feu vert", a indiqué le Premier ministre tunisien

Le Premier ministre tunisien Youssef Chahed dépose son bulletin pour l'élection présidentielle au bureau de vote à La Marsa en banlieue de la capitale Tunis, le 15 septembre 2019. (Photo par Fethi Belaid / AFP)
Le Premier ministre tunisien Youssef Chahed dépose son bulletin pour l'élection présidentielle au bureau de vote à La Marsa en banlieue de la capitale Tunis, le 15 septembre 2019. (Photo par Fethi Belaid / AFP)

Le Premier ministre tunisien Youssef Chahed, candidat à la présidentielle, a déclaré qu’il autoriserait l’ancien président Ben Ali, exilé en Arabie Saoudite depuis sa chute en 2011, à rentrer au pays si les rumeurs sur son état de santé critique étaient avérées.

« Je donnerais mon feu vert pour son retour. C’est un cas humanitaire. S’il est malade comme le disent les rumeurs, il peut rentrer dans son pays comme tout Tunisien », a déclaré M. Chahed jeudi soir, interrogé sur la chaîne Hannibal TV.

« S’il veut rentrer pour être enterré ici, je donne mon feu vert », a-t-il répété.

Mounir ben Salha, avocat autoproclamé de Zine el Abidine Ben Ali, a déclaré jeudi que le président déchu se trouvait « dans un état critique ». Il a ensuite démenti les rumeurs de décès, affirmant sur la radio Oxygène FM: « Il n’est pas mort, mais son état de santé est mauvais. Il est sorti de l’hôpital et se soigne actuellement chez lui. Son état de santé se stabilise ».

Zine el Abidine Ben Ali, qui a régné sur la Tunisie d’une poigne de fer pendant 23 ans, a été chassé du pouvoir par un soulèvement populaire qui a lancé une transition démocratique dans le pays et marqué le début des Printemps arabes dans la région. Il avait fui le 14 janvier 2011 dans des conditions rocambolesques vers l’Arabie Saoudite, où il vit depuis avec sa famille.

En 2018, à l’issue de procès par contumace pour homicides volontaires, abus de pouvoir, détournements de fonds… il a été condamné par contumace à de multiples peines de prison, dont plusieurs à perpétuité.

Sept millions de Tunisiens sont appelés à voter dimanche pour la deuxième élection présidentielle libre de leur histoire, à l’issue d’une campagne qui laisse le suspense entier.

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