Tunnels du Hezbollah : Eizenkot rencontre le chef de la FINUL
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Tunnels du Hezbollah : Eizenkot rencontre le chef de la FINUL

Le chef d'Etat-major israélien a déclaré au général de division Stefano Del Col, que ses forces devaient aider à neutraliser les menaces du côté libanais de la frontière

Le chef d'Etat-major Gadi Eisenkot à la base militaire de Glilot près de Tel Aviv, le 28 mars 2018 (Crédit :  Miriam Alster/Flash90)
Le chef d'Etat-major Gadi Eisenkot à la base militaire de Glilot près de Tel Aviv, le 28 mars 2018 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le chef d’Etat-major de l’armée israélienne Gadi Eizenkot a rencontré lundi le responsable des forces de maintien de la paix des Nations unies au Liban dans la journée de dimanche, pour évoquer les initiatives israéliennes de destruction d’une série de tunnels transfrontaliers qui, selon l’Etat juif, ont été creusés par le Hezbollah pour commettre des attentats.

Au cours de la réunion organisée au siège de l’armée israélienne à Tel Aviv, Eizenkot a dit au commandant de la FINUL, le général de division Stefano Del Col, que les tunnels représentaient une « violation flagrante » de la résolution de cessez-le-feu de l’ONU qui avait mis un terme à la guerre entre Israël et le groupe terroriste soutenu par le Hezbollah, en 2006.

« Eizenkot a montré [à Del Col] les progrès de l’opération et il a noté l’importance, à ses yeux, de voir les soldats de la FINUL oeuvrer à neutraliser les tunnels du côté libanais », a dit un communiqué de l’armée.

La résolution 1701 de l’ONU, qui a terminé la Seconde guerre du Liban, exigeait de tous les groupes armés à l’exception des militaires libanais de rester au nord du fleuve Litani, dans le pays. La FINUL et les forces armées libanaises ont la charge de faire appliquer la résolution des Nations unies.

« Le chef d’Etat-major a souligné le fait que la responsabilité des travaux de creusage des tunnels par le Hezbollah, dans le sud-Liban, revient au gouvernement libanais », a continué le communiqué.

Le chef de la FINUL, le général de division Stefano Del Col, originaire d’Italie, lors d’une cérémonie de transfert d’autorité au siège de la FINUL dans la ville de Naqoura, au sud du Liban, le 7 août 2018 (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)

Mardi dernier, Israël a annoncé avoir lancé une opération à durée indéterminée visant à détruire les réseaux de passages souterrains creusés par le Hezbollah et pénétrant en Israël. Ce même jour, les militaires ont découvert leur premier tunnel, qui partait du village libanais de Kafr Kila et entrait sur le territoire israélien au sud de la ville de Metulla.

Samedi, l’armée a dégagé un troisième passage souterrain qui entrait en Israël depuis le sud-Liban.

Les militaires ont déclaré que le Hezbollah avait l’intention d’emprunter ces tunnels lors d’une future guerre pour lancer des attaques surprises.

Le nombre de tunnels creusés par le groupe terroriste tel que défini par les estimations de l’armée ainsi que d’autres informations liées à l’opération militaire israélienne ont été interdits à la publication sur ordre du censeur militaire.

La découverte des tunnels et l’opération militaire qui a suivi pour les détruire a fait réapparaître le spectre d’une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah.

Les soldats israéliens cherchent un tunnel transfrontalier provenant du sud Liban et creusé par le Hezbollah le long de la frontière , le 8 décembre 2018 (Crédit : Armée israélienne)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que l’opération durerait tout le temps nécessaire et il a demandé à la communauté internationale de répondre aux tunnels d’attaque en appliquant des sanctions supplémentaires au Hezbollah.

Netanyahu a précisé qu’il demandera également au Conseil de sécurité de l’ONU de discuter de ce dossier.

Des responsables israéliens ont indiqué que l’armée israélienne pourrait devoir se rendre sur le territoire libanais pour démolir les tunnels. Une incursion de l’armée israélienne au Liban pourrait entraîner une confrontation majeure avec la milice terroriste soutenue par l’Iran.

Aggravant encore les tensions, le secrétaire-général adjoint du Hezbollah Naim Qassem a averti l’Etat juif, ce week-end, que tout son territoire – « même Tel Aviv » – était à portée des plus de 100 000 roquettes détenues par le groupe.

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