Turquie : un match de foot reporté en raison d’un risque « sérieux » d’attentat
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Turquie : un match de foot reporté en raison d’un risque « sérieux » d’attentat

Le derby de football Galatasaray-Fenerbahçe devait se jouer dimanche soir à Istanbul

Photo illustrative de  joueurs de football (Crédit : Kobi Gideon / Flash90)
Photo illustrative de joueurs de football (Crédit : Kobi Gideon / Flash90)

Le derby qui devait opposer dimanche soir les géants stambouliotes du football, Galatasaray et Fenerbahçe, a été reporté en raison d’un risque « sérieux » d’attentat après celui qui a tué samedi 4 touristes à Istanbul, a annoncé le gouvernorat local.

« La rencontre de football a été reportée après l’évaluation d’un renseignement sérieux » faisant état d’un risque d’attentat, a indiqué, sans autre détail, le gouvernorat local dans un communiqué publié un peu moins de deux heures du coup d’envoi du match comptant pour la 26e journée du championnat national.

Les spectateurs qui commençaient à garnir les gradins du stade pour ce sommet entre les deux clubs rivaux ont été informés de la décision par hauts-parleurs et priés de quitter rapidement les lieux, ont rapporté les chaînes de télévision.

D’importants effectifs de police ont été déployés autour du stade de Galatasaray, où la partie devait débuter à 20h00 locales (18h00 GMT).

Samedi matin, un « kamikaze » s’est fait exploser sur l’avenue Istiklal, une artère piétonne et commerçante empruntée chaque jour par des centaines de milliers de personnes, faisant 4 morts, trois Israéliens et un Iranien, et une trentaine de blessés.

Les autorités turques ont affirmé que l’auteur de l’attentat était un Turc lié au groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Les autorités locales ont appelé les habitants d’Istanbul, la plus grande ville de Turquie peuplée de plus de 15 millions d’habitants, à ne pas « céder à la panique » après l’attentat, le dernier d’une série d’attaques qui ont secoué la Turquie ces derniers mois.

De nombreux internautes se sont indignés du report du match, mettant en cause les ratés des services de sécurité du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan.

« Un pouvoir fort aurait renforcé les mesures de sécurité et laissé jouer le match. Demain, ce sera peut-être au tour des écoles de fermer », a lancé Rustem Batum sur Twitter.

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