Twitter suspend les comptes de la chaîne TV du Hezbollah et trois liés au Hamas
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Twitter suspend les comptes de la chaîne TV du Hezbollah et trois liés au Hamas

Le média du groupe terroriste chiite estime que le réseau social semblait avoir "cédé aux pressions politiques" ; le porte-parole de l'armée israélienne salue la décision

Les partisans du Hezbollah regardent un discours télévisé prononcé par Hassan Nasrallah, leader du groupe terroriste libanais du Hezbollah, à Al-Ain, dans la vallée de Bekaa, au Liban, le 25 août 2019 (Crédit : AFP)
Les partisans du Hezbollah regardent un discours télévisé prononcé par Hassan Nasrallah, leader du groupe terroriste libanais du Hezbollah, à Al-Ain, dans la vallée de Bekaa, au Liban, le 25 août 2019 (Crédit : AFP)

La chaîne de télévision du mouvement terroriste chiite libanais du Hezbollah, Al-Manar, a accusé samedi Twitter d’avoir suspendu « la plupart » de ses comptes, estimant que le réseau social semblait avoir « cédé aux pressions politiques ».

« Compte suspendu, Twitter suspend les comptes qui enfreignent les règles de Twitter », peut-on ainsi lire sur le compte @almanarnews.

Poids lourd de la vie politique libanaise, représenté au gouvernement et au Parlement, le mouvement chiite Hezbollah est classé organisation « terroriste » par plusieurs pays.

« Il n’y a pas de place sur Twitter pour les organisations terroristes illégales et les groupes extrémistes violents », a indiqué un porte-parole du réseau social interrogé par l’AFP sur les raisons de la suspension.

Les comptes en français, en anglais et en espagnol de la chaîne ont été suspendus. D’autres comptes d’émissions d’Al-Manar fonctionnent normalement.

« Twitter a bloqué la plupart des comptes d’Al-Manar sur le réseau et ce, sans avertissement préalable », a indiqué la chaîne sur son site internet.

« Il semblerait que (Twitter) ait cédé aux pressions politiques », a-t-elle ajouté, précisant que ses comptes étaient suivis par « près d’un million d’utilisateurs ».

Ennemi juré d’Israël et parrainé directement par l’Iran, le Hezbollah est militairement impliqué dans le conflit qui déchire la Syrie depuis 2011, aux côtés du pouvoir de Bachar al-Assad.

Plusieurs députés du Hezbollah et hauts responsables du mouvement sont la cible de sanctions américaines.

Alors que le Liban est secoué depuis le 17 octobre par des manifestations massives dénonçant une classe dirigeante jugée corrompue et incompétente, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a dit à plusieurs reprises qu’il était contre la plupart des demandes des contestataires, même s’il a aussi assuré qu’il comprenait la colère de la rue face à des conditions de vie difficiles.

Lorsque le Times of Israel a tenté d’accéder au compte Twitter en arabe du Hamas, un message expliquant que celui-ci avait été suspendu est apparu. (Capture écran / Twitter)

Les comptes en langues anglaise et arabe liés au Hamas ainsi que trois comptes d’un média palestinien, Quds News Network, ont également été fermés par Twitter.

Quds News Network, qui comptait plus de 630 000 abonnés sur l’une de ses pages, a réagi dans un communiqué : « Restreindre, supprimer et bloquer des comptes est une preuve de préjugé évident à l’égard des médias palestiniens et une attaque à leur encontre ».

Quds News Network s’est souvent montré critique d’Israël et de l’Autorité palestinienne a fréquemment mis en exergue des informations liées aux attaques contre des Palestiniens.

Une porte-parole de Twitter n’a pas encore répondu à nos demandes de commentaire.

De son côté, le porte-parole de l’armée israélienne, le Lt. Col. Jonathan Conricus, a applaudi la décision du réseau social de supprimer ces comptes liés au Hamas et au Hezbollah.

« Bravo à @Twitter d’avoir suspendu les comptes des groupes terroristes du #Hezbollah et du #Hamas. Les organisations reconnues dans le monde entier comme terroristes ne devrait jamais pourvoir disposer d’une plateforme pour leur extrémisme violent », a-t-il ainsi twitté dimanche.

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