Ukraine : Amos Dov Silver, à la tête de Telegrass, arrêté après son évasion
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Ukraine : Amos Dov Silver, à la tête de Telegrass, arrêté après son évasion

L'Israélo-américain et ses complices présumés vendaient non seulement du cannabis, mais aussi de l’ecstasy, du LSD, de la cocaïne et d'autres types de drogues

Le fondateur de Telegrass, Amos Dov Silver, comparaît devant le tribunal de première instance de Rishon Lezion pour une audience provisoire le 18 août 2019, après avoir été extradé d'Ukraine vers Israël. (Crédit : Avi Dishi / Flash90)
Le fondateur de Telegrass, Amos Dov Silver, comparaît devant le tribunal de première instance de Rishon Lezion pour une audience provisoire le 18 août 2019, après avoir été extradé d'Ukraine vers Israël. (Crédit : Avi Dishi / Flash90)

Les autorités ukrainiennes et israéliennes ont annoncé samedi l’arrestation d’un citoyen israélo-américain soupçonné de diriger un vaste réseau de trafic de drogue en ligne, deux jours après son évasion lors de son extradition vers Israël.

Dans un communiqué, la police israélienne a indiqué qu’Amos Dov Silver avait été interpellé dans la matinée à Ouman, à 200 km au sud de Kiev, lors d’une opération des forces de l’ordre ukrainiennes « en pleine coopération » avec leurs collègues israéliens.

Selon les services de sécurité ukrainiens (SBU), il devrait être extradé prochainement. Trois autres personnes soupçonnées de l’avoir aidé à s’échapper de l’aéroport Boryspil de Kiev ont également été arrêtées, ajoute cette source.

Vendredi, la police israélienne avait annoncé qu’Amos Dov Silver avait « échappé à son escorte ukrainienne ». Kiev avait confirmé qu’il se trouvait jeudi dans cet aéroport, en partance pour Israël, lorsqu’il avait « disparu ».

Arrêté en mars, ce ressortissant israélo-américain est soupçonné d’être à la tête d’un réseau de vente de stupéfiants utilisant la messagerie cryptée Telegram et ayant des ramifications en Ukraine, en Allemagne, en Israël et aux Etats-Unis.

A l’époque, la police israélienne avait affirmé que le chiffre d’affaires de ce trafic atteignait plusieurs « centaines de millions » de shekels (plusieurs dizaines de millions d’euros).

L’Etat hébreu a autorisé l’exportation de cannabis médicinal, mais la production et la vente de drogues à but récréatif restent interdites.

En 2017, les autorités israéliennes ont dépénalisé en partie l’usage de la marijuana à titre récréatif en remplaçant les sanctions pénales par des amendes ou des traitements médicaux.

Selon la police israélienne, l’homme arrêté en Ukraine et ses complices présumés vendaient non seulement du cannabis, mais également de l’ecstasy, du LSD, de la cocaïne et d’autres types de drogues.

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