Un accelérateur de start-ups presque gratuit devrait être lancé
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Un accelérateur de start-ups presque gratuit devrait être lancé

Lighthouse Innovations fournira aux entrepreneurs de nombreux services pour la modique somme de 290 shekels par mois

David Shamah édite notre section « Start-Up Israel ». Spécialiste depuis plus de dix ans en technologies et en informatique, il est un expert reconnu des start-up israéliennes, de la high-tech, des biotechnologies et des solutions environnementales.

Le bâtiment en construction de lighthouse à Raanana (Crédit : Roni Perl)
Le bâtiment en construction de lighthouse à Raanana (Crédit : Roni Perl)

Un espace quasi-libre, où on peut laisser libre cours à ses idées et ses envies avec une aide gratuite – et sans aucune condition. Pour quelqu’un à court d’argent mais plein de créativité, qui veut monter une start-up, cela peut sembler être trop beau pour être vrai.

Mais Lighthouse Innovations, en partie dirigée par l’entrepreneur et le « super-angel » Amos Talmor, existe pour de vrai.

« Il y a d’autres accélérateurs en Israël et ils ont tous leur rôle et leur but. L’idée ici est de lancer non seulement un accélérateur mais une communauté de la technologie, en élargissant la gamme de technologie israélienne au-delà de la région de Tel Aviv-Herzliya et en abritant des centaines de personnes créatives sous un même toit ».

Bien qu’il y ait une cotisation nominale, pour les entreprises qui ont été sélectionnées pour rejoindre Lighthouse, elles auront leurs frais remboursés et recevront un ensemble d’avantages qui comprendra des services équivalant à une valeur d’un million de dollars. Pour les entrepreneurs qui ne se qualifient pas, le coût de l’adhésion ne coûtera presque rien : 290 shekels par mois.

Cela fait de Lighthouse, un unique élément parmi les accélérateurs en Israël et peut-être même dans le monde entier. Contrairement à d’autres accélérateurs, les entreprises peuvent rester au Lighthouse aussi longtemps qu’ils le souhaitent. il n’y a pas de dates de remise de diplôme (il y a des jours de démonstration, mais les entreprises ne participent que lorsque elles sont prêtes).

Il n’y a pas de jalons ou d’objectifs, d’autres que ceux qu’une entreprise individuelle ou un entrepreneur met en place avec leurs mentors et il n’y a pas de pression pour faire de la place à de nouvelles entreprises.

« Nous partons du principe que si elle fait tout bien, une start-up sera prête à sortir dans un délai raisonnable », a déclaré Talmor. « Mais ‘raisonnable’ a des significations différentes pour différents entrepreneurs et nous voulons nous assurer que les entrepreneurs sont prêts pour le marché avant de partir ».

Pour les aider à se préparer, Lighthouse propose une large gamme de services, y compris des mentors pour aider les start-ups avec leur technologie, des plans de marketing, les méthodes pour trouver des clients, et plus encore.

Parmi les mentors, on retrouve quelques-uns des plus grands noms de l’industrie de la haute techologie israélienne – Shlomo Nataf, Hayut Yogev, Lior Cochavi, le professeur Ron Nabarro, la professeure Miriam Reiner, Shai Shiller, et l’avocat Yonatan Klinger.

Talmor lui-même est un vétéran de longue date de l’industrie. Il a travaillé dans la gestion (à ECI et d’autres entreprises), et à titre d’investisseur dans des sociétés telles que TipRanks, Saguna, Covertix, Koranga, Global ePay, Storewiz, Kenshoo, HopON, Simple Order et autres.

« Les entreprises et les entrepreneurs auront un éco-système efficace à leur disposition, ainsi que ma large base de relations et celles des personnes impliquées. Ces relations seront utilisées pour faire rencontrer les start-ups et les investisseurs et nous allons leur fournir de l’aide pour faire bonne impression sur les investisseurs ».

En tant que membres, les entrepreneurs et les start-ups auront accès à un wifi ultra-rapide, à un stockage cloud, des salles de réunion, des services de secrétariat, un accès à la cuisine et tout le café qu’ils peuvent boire, des services juridiques, des salles de réunion privées et d’autres avantages mais pour un coût supplémentaire, mais la plupart des start-ups à un stade précoce ne sont pas susceptibles d’avoir besoin de ces derniers, a expliqué Talmor. Et les entreprises qui rejoignent le programme tireront un bénéfice non seulement matériel mais également spirituel, a déclaré le partenaire de Talmor dans cette entreprise, Ido Manor.

« C’est un espace de collaboration – et la seule exigence que nous avons pour les participants est qu’ils soient axés sur la communauté et qu’ils participent à ce qui se passe autour d’eux. Les groupes de discussion et les séances que nous allons mener sur les affaires, la gestion, et d’autres questions serviront à rendre les start-ups participantes plus fortes et meilleures. Dans notre cas, un plus un est égal à trois – le renforcement de la coopération et de la collaboration, plus la communauté est forte et plus la start-up obtient », a déclaré Manor.

(De gauche à droite) Ido Manor, PDG de Lighthouse; Amos Talmor, le président de Lighthouse; Sasi Geva, partenaire et investisseur (Crédit : Roni Perl)
(De gauche à droite) Ido Manor, PDG de Lighthouse; Amos Talmor, le président de Lighthouse; Sasi Geva, partenaire et investisseur (Crédit : Roni Perl)

« Nous ne sommes pas une agence immobilière et les frais que nous facturons – ou que nous ne facturons pas – vous pouvez voir que nous ne cherchons pas à faire de l’argent avec cela. L’idée est de construire un écosystème et un environnement qui favorisent l’innovation et un réseau qui fournira une activité à base élargie pour soutenir les entrepreneurs », a déclaré Talmor.

L’argent, pour gérer la nouvelle installation de 1 500 mètres carrés (il est en cours de construction dans la zone industrielle Raanana, et sera prête en avril), vient de Talmor, de nombreux investisseurs et des entrepreneurs qui sont tous autant déterminés à augmenter le taux de succès de l’écosystème des start-ups israéliennes. L’espace sera en mesure d’accueillir environ 350 personnes – soit les entrepreneurs individuels ou de petites start-ups, à un stade précoce, avec pas moins de 100 entreprises.

« Cela fonctionne sur la base du premier arrivé, premier servi, et après que nous ayons posté un message sur Facebook, il y a quelques semaines, nous avons été inondés de demandes. Tant mieux, car il nous donne la possibilité de sélectionner les meilleures idées et les équipes, celles qui vont prospérer dans ce système », a déclaré Talmor.

« D’autres accélérateurs ont soit des modèles de technologie rigides – toutes les start-ups travaillent sur la technologie médicale, par exemple – et la plupart d’entre elles facturent des frais substantiels, beaucoup plus que nous le faisons. Et même parmi les grands accélérateurs gérés par des entreprises technologiques qui sont libres, beaucoup prennent l’équité dans la société en tant que prix pour leur aide ».

« Il y a tout simplement trop de règles que les entrepreneurs doivent respecter et cela est une barrière à leur créativité. Notre idée est de créer un îlot où les entrepreneurs puissent se concentrer sur leur projet, en prenant soin de leurs besoins matériels alors ils font ce qu’ils font de mieux – créer », a-t-il ajouté.

Le paiement de Talmor, a-t-il expliqué, sera de voir les start-ups couronnées de succès – qui, si les entreprises choisissent de partager avec lui et les autres investisseurs de Lighthouse, serait le bienvenu.

« Nous ne nous attendons pas à avoir un retour sur investissement – ce qui est vraiment un travail fait par amour », a déclaré Talmor. « Mais si moi et nos partenaires investissons dans la bonne société, le remboursement peut être plus que ce que ce projet nous coûte – et nous prévoyons un engagement actif auprès des entreprises Lighthouse »

Bien qu’Israël a de nombreux accélérateurs, Talmor estime que le moment est venu pour une approche similaire à Lighthouse.

« Ici, c’est la nation start-up, mais les statistiques montrent que, même ici, la grande majorité des start-ups meurent avant d’arriver à quoi que ce soit », a déclaré Talmor. « Peut-être 2 sur 100 start-ups, réussissent. Pour moi, c’est un scandale – et une tragédie, car avec la bonne approche, nous pouvons augmenter ce nombre de façon significative. Voilà le but de Lighthouse ».

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