Un accord de coopération avec l’UE exclut les implantations
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Un accord de coopération avec l’UE exclut les implantations

Miri Regev dit qu'elle a été induite en erreur, ce qui l'a empêché de bloquer l'accord pour la coopération transfrontalière en Méditerranée

Miri Regev, ministre de la Culture et des Sports, avant la réunion hebdomadaire du cabinet dans les bureaux du Premier ministre, le 11 juin 2017. (Crédit : Marc Israel Sellem/Flash90)
Miri Regev, ministre de la Culture et des Sports, avant la réunion hebdomadaire du cabinet dans les bureaux du Premier ministre, le 11 juin 2017. (Crédit : Marc Israel Sellem/Flash90)

Le gouvernement israélien a finalisé un accord avec l’Union européenne pour une coopération régionale qui exclut les implantations, a rapporté dimanche le journal Haaretz, alors que la ministre de la Culture Miri Regev affirme avoir été induite en erreur et ne l’a pas bloqué.

Plus tôt ce mois-ci, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a approuvé l’adhésion d’Israël au programme de l’UE pour la coopération transfrontalière en Méditerranée – qui offre des financements et des subventions aux pays méditerranéens pour des projets de coopération dans les domaines de l’éducation, de la recherche, de l’environnement, etc.

Mais l’accord contient une clause qui précise qu’il ne concerne pas les zones au-delà des lignes de 1967, y compris le plateau du Golan, la Cisjordanie et Jérusalem-Est.

L’accord a également été approuvé par la vice-ministre des Affaires étrangères Tzipi Hotovely (Likud) et le ministre de la Justice Ayelet Shaked (HaBayit HaYehudi).

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, et la vice-ministre des Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, assistant à une réunion de la faction du Likud à la Knesset, le 21 décembre 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

L’accord n’a pas été discuté par le cabinet, et a été automatiquement approuvé sans qu’aucun ministre n’ait demandé de délibération sur la question.

Mais Regev a déclaré qu’Israël « doit rejeter les accords qui nous obligent à boycotter de facto les régions ou les populations … sauf circonstances extrêmes et extraordinaires. »

Elle a dit qu’elle ne voyait aucune raison de faire des compromis sur la position israélienne « en échange d’un maigre budget de l’UE ».

Dimanche, Regev a expliqué qu’elle avait cherché à contester l’accord, mais a été induite en erreur pour une raison technique – soumettant une objection plutôt que d’exiger un débat sur la question.

Dans une lettre au secrétaire du cabinet Tzachi Braverman, Regev écrit : « Vous m’avez induit en erreur, moi et mes collègues ministres, certains d’entre eux ont dit qu’ils ne s’opposaient pas parce que la question serait débattue par le cabinet après ma propre objection. »

En 2013, Israël et l’UE ont signé un accord de coopération scientifique de plusieurs millions d’euros après avoir trouvé un compromis sur une pomme de discorde similaire. L’accord sur la participation d’Israël au programme de partenariat de recherche Horizon 2020 a été suspendu au sujet de la position défendue par l’UE sur le financement des implantations.

Les parties ont finalement convenu qu’une clause serait ajoutée indiquant qu’Israël n’accepte pas la définition du territoire de l’UE au-delà des lignes de 1967.

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