Un accord sur la normalisation avec Israël soumis au Parlement
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Un accord sur la normalisation avec Israël soumis au Parlement

Le dépôt de ce texte au Parlement avait été retardé par le coup d'Etat avorté du 15 juillet en Turquie qui visait le président Recep Tayyip Erdogan

Le Premier ministre turc Binali Yildirim pendant une session extraordinaire du parlement turc à la suite d'une tentative de coup d'Etat, à Ankara, le 16 juillet 2016. (Crédit : AFP/Adem Altan)
Le Premier ministre turc Binali Yildirim pendant une session extraordinaire du parlement turc à la suite d'une tentative de coup d'Etat, à Ankara, le 16 juillet 2016. (Crédit : AFP/Adem Altan)

Le gouvernement turc a soumis mercredi au Parlement un accord sur la normalisation des relations diplomatiques avec Israël que les députés turcs voteront dans les jours prochains, a-t-on indiqué de source parlementaire.

En vertu de cet accord de réconciliation, conclu fin juin entre les deux pays et qui a mis fin à six ans de brouille, Israël versera 20 millions de dollars (près de 18 millions d’euros) d’indemnités à la Turquie, a-t-on précisé de même source.

La Turquie pour sa part abandonnera les poursuites contre les ex-chefs de l’armée israélienne pour leur implication dans l’assaut d’un navire qui a coûté la vie à dix militants turcs, en 2010 au large de Gaza.

En 2014, une cour criminelle d’Istanbul avait ordonné l’arrestation de quatre anciens responsables militaires israéliens, dont l’ex-chef d’état-major, le général Gabi Ashkenazi, jugés depuis 2012 par contumace en Turquie.

Les relations diplomatiques israélo-turques étaient tombées au plus bas après cet assaut de commandos israéliens contre le Mavi Marmara, un navire affrété par une ONG humanitaire turque pour tenter de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza.

Récemment le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu avait annoncé que la ratification de l’accord à l’Assemblée turque serait immédiatement suivi d’un échange d’ambassadeurs.

Le dépôt de ce texte au Parlement avait été retardé par le coup d’Etat avorté du 15 juillet en Turquie qui visait le président Recep Tayyip Erdogan.

La réconciliation entre les deux pays, qui étaient de proches alliés régionaux jusqu’en 2010, a d’importantes implications économiques et stratégiques.

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