Un accord TASE–NASDAQ pour aider les start-ups israéliennes
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Un accord TASE–NASDAQ pour aider les start-ups israéliennes

Le président du marché d’échange de Tel Aviv, Yossi Beinart, dit que le pacte aidera les firmes israéliennes à croître dans le monde et à rester en Israël

David Shamah édite notre section « Start-Up Israel ». Spécialiste depuis plus de dix ans en technologies et en informatique, il est un expert reconnu des start-up israéliennes, de la high-tech, des biotechnologies et des solutions environnementales.

Le président du TASE, Yossi Beinart. (Crédit : autorisation)
Le président du TASE, Yossi Beinart. (Crédit : autorisation)

Pour aider la prochaine génération de start-ups israéliennes, le marché d’échanges de Tel Aviv (TASE) et le NASDAQ américain se sont associés pour aider les firmes locales à croître avant de devenir publique. Cela inclut de fournir des services de préparation de la sortie, comme des conseillers stratégiques et du mentorat, des réseaux exclusifs, un second marché pour les évènements de liquidité et des services de financement de la dette.

C’est un moyen pour le NASDAQ et le TASE, a déclaré le vice-président du NASDAQ, Sandy Frucher, de toucher plus de compagnies, et de mettre un pied dans le monde sauvage de la finance pour les firmes de Tel Aviv. « Construire un marché privé pour soutenir la croissance régionale des compagnies mettra en valeur Tel Aviv comme un centre de marchés important », a-t-il ajouté.

En travaillant avec le NASDAQ, a ajouté Frucher, le TASE aura des opportunités illimitées d’étendre son offre de produits et d’affaire aux marchés intérieur et international.

Le président du TASE, Yossi Beinart a salué l’accord, déclarant que ce sont de bonnes nouvelles pour le marché d’échanges israélien et pour l’économie israélienne.

« Il y a un fossé dans les marchés financiers, a déclaré Beinart au Times of Israel dans un récent entretien. Aujourd’hui, cela prend environ 10 ans aux compagnies pour arriver au point où elles sont prêtes à collecter de l’argent sur des marchés importants comme le NASDAQ, en termes de taille et de capitalisation boursière. D’autre part, après cinq à sept ans, la plupart des start-ups ont quitté la voie du capital-risque, et ne trouvent de nouveaux financements nulle part ».

C’est à ce moment que beaucoup de compagnies décident de faire une sortie – se vendre à des firmes étrangères pour moins que ce qu’elles valent réellement, éliminant ainsi une autre opportunité de construire leur propre multinationale.

Le nouvel accord fournit une alternative, qui donne un choix aux firmes israéliennes, a déclaré Beinart la semaine dernière en annonçant le nouvel accord avec Frucher.

« Pour la première fois, nous pouvons offrir aux compagnies israéliennes une vraie solution aux défis de leur croissance, et leur proposer une vraie alternative à la sortie, pour qu’elles puissent continuer à opérer comme des compagnies indépendantes, avec des opérations significatives en Israël. Le nouveau marché commun offrira des modèles variés pour augmenter le capital des compagnies qui ne sont pas encore prêtes à devenir publiques, et sera un pont entre leur désir de continuer leur développement en Israël et plus tard dans les marchés mondiaux ».

Une partie de l’accord inclut la mise en place de la technologie INET du NASDAQ, un système hyper rapide capable de gérer plus d’un million de messages par seconde à une vitesse moyenne de sub-250 microsecondes, le système d’échange ou de commerce alternatif le plus rapide du monde.

Le système permettra aux investisseurs de Tel Aviv d’investir dans des actifs comme des actions, des dérivées, des obligations, des revenus fixes, ainsi que des matières premières, à la fois en Israël et à l’étranger, ouvrant ainsi de nouvelles alternatives également pour les investisseurs.

Selon Beinart, la nouvelle plate-forme est à la pointe de la technologie des échanges. « Cela nous aidera à être sur un pied d’égalité avec les marchés de premier plan et à faire face aux changements rapides du monde globalisé », a-t-il déclaré.

Mais l’objectif final de Beinart est de garder les compagnies israéliennes plus longtemps – et c’est ce que va permettre le nouvel accord. Pour beaucoup de compagnies, la seule alternative semble être d’accepter une offre de rachat, mais cela signifie qu’Israël perd l’opportunité de transformer ses propres entreprises technologiques en « licorne », le genre de compagnies qui peut jouer sur les marchés mondiaux – en tant que compagnie israélienne.

« Si nous pouvons nous engager avec certaines de ces compagnies, nous pourrons les sauver de cela et les encourager à continuer le développement de leur technologie, avec l’aide d’investisseurs locaux, a ajouté Beinart. Le TASE peut être un très bon outil pour cela. »

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