Un activiste poursuit en justice l’AP et la Jordanie pour l’accès juif au mont du Temple
Rechercher

Un activiste poursuit en justice l’AP et la Jordanie pour l’accès juif au mont du Temple

Baruch Ben Yosef attaque en justice pour un milliard de shekels, il prétend qu’empêcher l’accès des Juifs au lieu saint constitue une discrimination

Le mont du Temple - 11 novembre 2014 (Crédit : Mitch Ginsburg/Times of Israel)
Le mont du Temple - 11 novembre 2014 (Crédit : Mitch Ginsburg/Times of Israel)

Un activiste de la droite israélien a déposé cette semaine une plainte pour 1 milliard de shekels contre la Jordanie, l’Autorité Palestinienne et une ONG arabe affirmant que leurs activités restreignent l’accès juif au mont du Temple à Jérusalem ce qui constitue une discrimination.

Le lieu est sacré à la fois pour les Juifs et les Musulmans et c’est l’un des endroits clefs de la confrontation entre Israël et les Palestiniens.

Selon Baruch Ben Yosef, l’actuelle politique visant à limiter les visites juives et interdisant les prières des non Musulmans sur le site, soutenu par le Waqf dirigé par la Jordanie qui maintient une direction administrative du lieu saint, soutenu par Israël et appliqué par les forces de sécurité israéliennes, viole les lois anti-discrimination d’Israël.

Une loi israélienne passée en 2000 interdit à ceux qui gèrent des places publiques d’interdire l’entrée sur la base de la race, de la religion, de la nationalité, du sexe et l’affiliation politique. Une violation de la loi est une offense criminelle, et les contrevenants peuvent avoir à payer jusqu’à 50 000 shekels aux victimes de la discrimination.

Ben Yosef explique que le milliard de shekels (240 millions d’euros) qu’il demande en dédommagement est au nom de milliers de Juifs israéliens qui ont été arrêtés, harcelés, attaqués et refoulés alors qu’ils essayaient d’entrer sur le mont du Temple.

L’Autorité palestinienne et son président Mahmoud Abbas, affirme-t-on dans la plainte, sont responsable « d’inciter continuellement à la violence sur le mont du Temple pour éliminer ou augmenter les visiteurs juifs à la montagne », a annoncé le site internet en hébreu Walla jeudi.

La plainte affirme que les prétentions de souveraineté de la Jordanie sur le mont du Templs sont illégales à la lumière de la victoire israélienne lors de la Guerre des Six Jours.

En plus de la Jordanie et de l’Autorité palestinienne, la plainte accuse également l’organisation israélo-arabe du Mouvement islamique. Ben Yosef affirme que le groupe « a pris l’initiative de financer, de soutenir et d’inciter les musulmans sur le mont du Temple à faire des actions contre les Juifs qui visitent le site ».

Dans la plainte de Ben Yosef déposée au Tribunal de Jérusalem plus tôt cette semaine, des activistes du Mouvement islamique ont régulièrement harcelé et attaqué des visiteurs juifs sur le mont du Temple.

« Alors que le plaintif et d’autres citoyens juifs d’Israël attendent dehors par temps froid ou chaud pour entrer, des centaines de touristes du monde entier reçoivent un traitement préférentiel et sont admis à l’intérieur », notait la plainte.

Ben Yosef a déclaré que la discrimination « portait préjudice à la dignité et au respect des plaignants lors de leurs visites au mont du Temple ».

Le mont du Temple, qui accueille la Dome du Rocher et la Mosquée al-Aqsa, est considéré comme le troisième lieu le plus saint en islam et le lieu le plus saint du judaïsme puisque c’était l’emplacement des deux anciens temples juifs.

Selon les termes du traité de paix entre Israël et la Jordanie, le mont du Temple reste sous garde jordanienne via les autorités des Waqf. Les visiteurs juifs sont autorisés sur le mont du Temple, mais n’ont pas le droit d’y prier.

Le site faisant partie de la Vieille Ville de Jérusalem contrôlée par Israël depuis 1967, à la fois Israël et l’Autorité palestinienne réclament la souveraineté sur le site, et il reste un point majeur de tension dans le conflit israélo-palestinien.

Dans une tentative de garder le status quo, le gouvernement israélien fait appliquer les règles du Waqf sur le site, y compris l’interdiction de la prière juive.

Au cours des années précédentes, des rumeurs que le Premier ministre Benjamin Netanyahu prévoyait de changer le status quo complexe du site ont entraîné des affrontements sporadiques entre les fidèles musulmans et les forces de sécurité d’Israël.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...