Un ancien ministre du Tourisme libéré après 9 mois de prison
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Un ancien ministre du Tourisme libéré après 9 mois de prison

La peine de 15 mois de prison de Stas Misezhnikov, condamné pour fraude et abus de confiance, a été réduite d’un tiers pour bonne conduite

L'ancien ministre du Tourisme Stas Misezhnikov libéré de la prison de Hermon après avoir passé presque neuf mois derrière les barreaux pour fraude et abus de confiance, le 9 septembre 2018 (Capture d'écran :  Ynet news)
L'ancien ministre du Tourisme Stas Misezhnikov libéré de la prison de Hermon après avoir passé presque neuf mois derrière les barreaux pour fraude et abus de confiance, le 9 septembre 2018 (Capture d'écran : Ynet news)

Dimanche, Stas Misezhnikov, qui a été ministre du Tourisme du parti Yisrael Beytenu entre 2009 et 2013, a été libéré de prison, à l’approche du nouvel an juif, après avoir purgé presque neuf mois sur les 15 prévus par sa condamnation pour abus de confiance.

Samedi, il a obtenu une permission de sortie pour passer la journée avec sa famille, avant de revenir dimanche matin pour être officiellement libéré de la prison d’Hermon. En quittant l’établissement pénitentiaire, il a souhaité une bonne nouvelle année au personnel de la prison et aux badauds présents sur place.

Il a été condamné pour avoir favorisé le financement par son ministère d’un festival d’étudiants en 2012 dans la ville portuaire d’Eilat. En échange, il avait demandé aux organisateurs d’employer sa maîtresse.

Les organisateurs avaient accepté la manœuvre, lui versant des dizaines de milliers de shekels pendant cette période. Le financement du ministère avait été à hauteur d’un million de shekels (233 000 euros).

Misezhnikov avait plaidé coupable dans un accord avec l’accusation et avait été incarcéré en décembre 2017. Il avait aussi été condamné à six mois supplémentaires avec sursis et à une amende de 70 000 shekels (environ 17 000 euros).

L’ancien ministre du tourisme Stas Misezhnikov arrive à la prison d’Hermon dans le nord d’Israël pour commencer sa peine de 15 mois, le 17 décembre 2017. (Crédit : Basel Awidat / Flash90)

En janvier, il avait déposé une demande de grâce, en vertu des règles spéciales pour célébrer le 70ème anniversaire d’Israël, qui donnent au président, en accord avec le ministère de la Justice, l’autorité d’accorder des grâces aux prisonniers répondant à des critères spécifiques.

Sa demande avait cependant été rejetée en juillet.

Dans le cas de Misezhnikov, la décision de ne pas réduire sa peine avait été justifiée parce que le président avait décrit son comportement comme constituant « une violation grave de l’intégrité nécessaire à un fonctionnaire de haut rang, et parce que la nature des délits n’est pas compatible avec le cadre spécifique fixé par le président et le ministère de la justice afin d’obtenir une grâce en l’honneur du 70ème anniversaire de l’Etat d’Israël ».

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