Les Iraniens soutiennent l’ex-ministre accusé d’espionnage sur Twitter
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Les Iraniens soutiennent l’ex-ministre accusé d’espionnage sur Twitter

Après les informations annonçant l'arrestation de Gonen Segev pour espionnage, les réseaux sociaux se sont remplis de messages de soutien des usagers iraniens

L'ancien ministre de l'Energie Gonen Segev (Capture d'écran : YouTube)
L'ancien ministre de l'Energie Gonen Segev (Capture d'écran : YouTube)

Les Iraniens ont inondé Twitter dans la journée de lundi de messages de soutien à l’ancien ministre israélien Gonen Segev, qui a été arrêté pour des soupçons d’espionnage au profit de l’Iran.

Les tweets de la république islamique, sous le hashtag #FreeGonenSegev, ont immédiatement exprimé de la sympathie pour Segev, qui a été accusé d’avoir livré à l’ennemi juré de l’Etat juif des renseignements sensibles sur les centres de sécurité et l’industrie de l’énergie dans le pays.

Si certains tweets ont paru sincères, d’autres ont semblé afficher l’intention de troller Israël.

« Libérez notre espion. Il a des enfants. Il est père », a écrit un usager.

Un autre a repris cette défense arguant du statut de chef de famille, accusant Israël de « persécuter Gonen avec des accusations ridicules ».

D’autres ont clamé que l’Israélien avait été torturé, une assertion qui n’a été transmise par aucun organe médiatique fiable.

« On est avec toi, Gonen », a déclaré un autre.

Une utilisatrice a pour sa part publié un cliché d’une réunion du cabinet, interrogeant : « Combien d’espions pouvez-vous voir sur cette photo ? »

Un autre a demandé un changement de régime en Israël où, a-t-il dit, « il y a de nombreux prisonniers politiques » sans « liberté d’expression ».

D’autres encore, que ce soit de manière erronée ou malhonnête, ont posté des photos d’anciennes manifestations de justice sociale organisées au sein de l’Etat juif en affirmant qu’il s’agissait de rassemblements qui avaient eu lieu en soutien à Segev.

L’ancien ministre Gonen Segev a été extradé lundi vers Israël depuis la Guinée, et il est accusé d’avoir espionné pour le compte de l’Iran au cours du mois écoulé, selon le Shin Bet.

L’ancien politicien déchu, qui était membre des partis Tzomet et Yiud, vivait à l’étranger depuis sa sortie de prison, après avoir été inculpé de trafic de drogue en 2006.

Selon le Shin Bet, Segev était sciemment en contact avec des responsables du renseignement iranien depuis 2012, qu’il rencontrait au Nigéria et en Iran. l’accusé a toutefois clamé que son espionnage au profit de l’Iran était en fait une initiative visant à aider l’Etat juif.

En travaillant pour les Iraniens, a-t-il affirmé, il espérait les tromper et regagner une réputation ternie par son dossier de trafic de drogues survenu il y a plus d’une décennie, a ajouté le reportage diffusé à la télévision.

« Je voulais tromper les Iraniens et revenir en héros en Israël », aurait-il expliqué au cours de son interrogatoire.

Segev aurait été introduit au sein de l’ambassade israélienne en 2012 alors qu’il vivait au Nigéria, sous le prétexte de soigner les enfants du personnel diplomatique, a indiqué la Dixième chaîne.

« Segev a donné à ses opérateurs des informations sur le secteur de l’énergie [d’Israël], sur des emplacements de sécurité en Israël et sur des bâtiments et des responsables de la diplomatie et de la sécurité, entre autres », a indiqué le Shin Bet.

Durant le mois de mai, Segev s’est rendu depuis le Nigéria vers la Guinée équatoriale, où il a été arrêté par la police locale et renvoyé en Israël, a fait savoir le Shin Bet.

Selon la Dixième chaîne, Segev a été placé en confinement pendant neuf jours après son arrivée en Israël et il lui a été interdit de contacter ses avocats pendant ce temps. Il aurait été placé en détention dans une structure du Shin Bet dans le centre d’Israël.

Lundi dernier, il a été mis en accusation par un tribunal de Jérusalem. Il est accusé d’avoir espionné pour le compte de l’ennemi en temps de guerre et d’autres crimes liés.

Après sa mise en accusation, la cour a levé une partie de l’ordonnance de non-divulgation sur l’affaire, autorisant la publication de certains détails de l’affaire.

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