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Un appel aux dons pour sauver la synagogue de Saint-Dié dans les Vosges

La synagogue a été construite en 1963 et remplace l'ancienne synagogue, qui avait été construite en 1862, détruite en 1944 dans un incendie allumé par les nazis

La synagogue de la ville de Saint-Dié-des-Vosges, dans les Vosges, dans le Grand Est. (Crédit : Facebook / site internet du judaïsme d’Alsace et de Lorraine)
La synagogue de la ville de Saint-Dié-des-Vosges, dans les Vosges, dans le Grand Est. (Crédit : Facebook / site internet du judaïsme d’Alsace et de Lorraine)

Un appel aux dons a été lancé pour sauver la synagogue de la ville de Saint-Dié-des-Vosges, dans les Vosges, dans le Grand Est. La démarche a été lancée sur la page Facebook « site internet du judaïsme d’Alsace et de Lorraine ».

Une membre, Daniele Gougenheim Bloch, a alerté sur le fait que l’état de l’édifice se dégradait, mais qu’une solution était en train de « s’ébaucher ». « En attendant, l’entretien de celle-ci pèse sur une toute petite communauté composée de quelques personnes. Nos cotisations ne suffisent plus aux travaux. Cette synagogue est le symbole de la reconstruction de Saint-Dié après que les Allemands aient tout brûlé dont l’ancienne synagogue. L’architecte est le même que celui de la synagogue de la Paix à Strasbourg. Nous sommes déterminés à ce que celle-ci ne perde pas son identité culturelle si ce n’est cultuelle… Espérons que le projet proposé aboutisse rapidement. Mais pour l’instant, nous faisons appel aux dons ! », a-t-elle écrit.

Elle invite les intéressés à la contacter en message privé.

La synagogue a été construite en 1963. Elle remplace l’ancienne synagogue, qui avait été construite en 1862, détruite en 1944 dans un incendie allumé par les nazis.

La ville comptait environ 250 Juifs au début du 20e siècle. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, la population juive ne comptait plus qu’une centaine de personnes – cela dû à de nombreux départs vers Nancy et Paris, généralement liés à l’ascension sociale. Leur présence dans la zone remonte au Moyen-Âge.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les autorités françaises font évacuer l’ensemble de la population des communes d’Alsace-Moselle limitrophes de l’Allemagne, dont celle de Strasbourg. Certains de ces Alsaciens-Mosellans évacués se sont établis à Saint-Dié, et parmi eux se trouvaient des Juifs. De ce fait, la population juive de la ville a grossi fortement.

En mai-juin 1940, alors que les nazis ont envahi la France, Saint-Dié s’est retrouvé occupé. Avant l’invasion de la ville, un certain nombre de Juifs avaient eu la prudence de partir. Des mesures antisémites ont été prises par le gouvernement de Vichy et les autorités allemandes à partir de l’automne 1940, et les Juifs ont été recensés, exclus de toute fonction d’autorité et progressivement dépouillés de leurs biens. À partir de 1942, les nazis ont entrepris d’exterminer les Juifs. Ceux qui sont restés à Saint-Dié ont dû, à partir du 29 mai 1942, porter l’étoile jaune et être progressivement déportés. Près d’une centaine de Juifs ont été arrêtés à Saint-Dié entre juillet 1942 et juillet 1944. La rafle la plus importante a eu lieu le 13 mars 1944, et a touché une cinquantaine de personnes. La dernière, le 13 juillet 1944, a concerné les personnes âgées et les malades. Après cette date, Saint-Dié n’a compté plus aucun Juif. Les Juifs arrêtés à Saint-Dié ont d’abord été emprisonnés au camp d’Ecrouves, près de Toul, puis à celui de Drancy, dans la région parisienne, avant d’être pour la quasi-totalité assassinés à Auschwitz, en Pologne.

Du 13 au 18 novembre 1944, avant de quitter Saint-Dié, les nazis ont incendié la plus grande partie de la sous-préfecture de la ville, et la synagogue a disparu dans cet incendie. À la Libération, sur les 15 000 habitants de la ville, 10 000 n’avaient plus de logement. La reconstruction de la ville a été longue.

Sur la centaine de Juifs vivant à Saint-Dié avant la guerre, une vingtaine sont morts en déportation arrêtés, soit à Saint-Dié, soit dans les communes, où ils avaient espéré trouver refuge. Une quarantaine de Juifs sont revenus vivre à Saint-Dié et participer à la reconstruction de la ville. Une nouvelle synagogue a été bâtie, rue de l’Evêché, celle pour laquelle la campagne a été lancée. Ses plans ont été dessinés par Claude Meyer-Lévy, l’architecte parisien de la synagogue de la Paix à Strasbourg, qui est aussi un des architectes chargés de la reconstruction de Saint-Dié. Dans cette synagogue, inaugurée le 9 septembre 1963 par le grand rabbin de France, Jacob Kaplan, sont organisés des offices pour les grandes fêtes.

La population juive de Saint-Dié est restée assez stable depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle compte environ une quarantaine de fidèles. Les départs ont été compensés par des arrivées, en particulier dans les années 1960 de quelques Juifs originaires d’Afrique du Nord, explique le « site internet du judaïsme d’Alsace et de Lorraine ».

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