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Nahf : Deux Arabes israéliens tués dans une rixe entre criminels

Les victimes, 71 et 61 ans, sont arrivées dans un dispensaire du nord d'Israël dans un état critique, blessées par balle alors qu'elles circulaient dans une voiture

La ville arabe de Nahf, dans le nord d'Israël entre la Haute et la Basse Galilée, le 11 janvier 2014. (Crédit : Hadas Parush/Flash 90)
La ville arabe de Nahf, dans le nord d'Israël entre la Haute et la Basse Galilée, le 11 janvier 2014. (Crédit : Hadas Parush/Flash 90)

Deux hommes ont été abattus dimanche dans la ville arabe de Nahf, située au nord d’Israël, dans le cadre d’une rixe entre criminels, a fait savoir la police israélienne dans un communiqué.

C’est le dernier incident en date des violences meurtrières qui frappent la communauté arabe depuis le début de l’année.

Les hommes étaient âgés de 71 et de 61 ans, selon les médias israéliens. Ils ont été pris pour cible alors qu’ils circulaient en voiture.

Les deux individus sont parvenus à se rendre dans un dispensaire où les personnels leur ont donné les premiers soins. Les services de secours du Magen David Adom sont arrivés et ils ont emmenés les blessés à l’hôpital Galilée de Nahariya. Si l’un d’entre eux s’est éteint dans l’ambulance, la mort du second a été prononcée à l’hôpital.

Le groupe Abraham Initiatives, qui traque les violences dans la communauté arabe israélienne, a établi que 106 membres de cette communauté ont été tués depuis le début de l’année dans des incidents criminels. 91% ont été tués par arme à feu et 95 étaient des citoyens israéliens.

44 morts avaient été enregistrées l’année dernière à la même période, a fait remarquer le groupe.

La police, les politiciens et les leaders de la communauté se battent depuis plusieurs années pour tenter d’endiguer les activités criminelles qui sont à l’origine de ces violences qui grimpent en flèche, et qui ont semblé encore se renforcer ces derniers mois.

De nombreux leaders communautaires arabes mettent en cause les autorités et la police qui, disent-ils, ont été dans l’incapacité de réprimer les organisations criminelles et qui ont largement détourné le regard face à ces violences – querelles familiales, guerre des gangs et violences faites aux femmes. Les communautés ont aussi souffert d’années de négligences de la part de l’État.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, député d’extrême-droite qui avait basé sa campagne sur le renforcement de la sécurité publique, a largement gardé le silence face à cette vague criminelle qui ne cesse de s’amplifier.

Les critiques déclarent qu’il prend des décisions politiques qui mettent activement en danger les vies, notamment en ayant abandonné une campagne contre le crime qui était lancée dans plusieurs villes arabes.

Les analystes estiment que ces meurtres sont entraînés par les violences de la pègre qui sont attisées par des gangs puissants qui se prêtent au chantage, à l’usure, au racket de protection et autres activités criminelles.

Samedi, ce sont des centaines de personnes – dont les députés arabes de la Knesset – qui ont manifesté contre « l’apathie », ont-ils dit, de la police dans la prise en charge du crime en recrudescence, a fait savoir le site d’information Ynet.

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