Un avant-poste s’établit dans une base militaire désaffectée de Cisjordanie
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Un avant-poste s’établit dans une base militaire désaffectée de Cisjordanie

12 familles se sont installées à Camp Gadi, dans la vallée du Jourdain, faisant mentir le conseil régional qui assurait qu'aucune communauté ne cherchait à s'y installer

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Illustration : Un nouvel avant-poste construit près de l'implantation d' Adam, à l'ouest de Ramallah, en Cisjordanie, le 19 avril 2017. (Crédit : autorisation/La Paix Maintenant)
Illustration : Un nouvel avant-poste construit près de l'implantation d' Adam, à l'ouest de Ramallah, en Cisjordanie, le 19 avril 2017. (Crédit : autorisation/La Paix Maintenant)

Un groupe de résidents d’implantation a créé un avant-poste au sein d’une base militaire désaffectée dans la vallée du Jourdain, selon le quotidien Haaretz dimanche.

Au début du mois, l’État a informé la Haute cour de Justice que 12 familles s’étaient installées à Camp Gadi, à proximité de l’implantation de Masua, et y avaient commencé des travaux de rénovation dans les constructions.

Cette notification par l’État vient en réponse à une plainte déposée en 2017 par trois militants d’extrême-gauche, avertissant la cour qu’un groupe de résidents d’implantations avait l’intention de créer un avant-poste à Camp Gadi.

Les militants affirment avoir eu vent de cette initiative par le biais de publications sur les réseaux sociaux, qui évoquaient des projets de création d’une nouvelle communauté dans la vallée du Jourdain, et avaient appelé l’État à dépêcher des forces de sécurité pour les en empêcher.

Après que la cour a accepté d’entendre la pétition initiale, le conseil régional de la vallée du Jourdain, où la base militaire désaffectée se situe, a informé la cour en retour qu’il n’avait aucunement l’intention d’établir un avant-poste à Camp Gadi.

Si les militants ont accepté de retirer leur plainte après cette réponse, la cour n’a jamais validé ce retrait. Moins de six mois plus tard, l’État, dans l’obligation de répondre à la plainte initiale, a notifié la cour que des personnes s’étaient effectivement installées à Camp Gadi, comme l’avaient annoncé les militants.

Des panneaux plantés à l’entrée de la base indiquent que les résidents ont l’intention de créer une académie pré-militaire en mémoire du soldat Liel Gidoni, tombé au combat dans la guerre de Gaza en 2014.

Famille et amis à l’enterrement de Liel Gidoni, le 3 août 2014 (Crédit : Hadas Parush/Flash 90)

Si la terre est considérée comme appartenant à l’Etat, un plan général doit être soumis avant la création d’une nouvelle communauté, ce qui n’a pas été fait.

Le mois dernier, l’Administration civile – l’instance du ministère de la Défense qui valide la construction en Cisjordanie – a émis des avis d’arrêt de travaux contre ces résidents.

Le Conseil régional de la vallée du Jourdain a assuré ne pas être impliqué dans les démarches des résidents. Cependant, rien n’a été fait pour les déloger.

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