Un bébé français nommé en hommage à Mohamed Merah
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Un bébé français nommé en hommage à Mohamed Merah

Le maire de Nice en réfère au procureur de la ville, déclarant qu’appeler du nom du tueur de 4 juifs dans une école de Toulouse favorise la violence et le terrorisme

Des policiers devant l'école Ozar Hatorah, à Toulouse, le 19 mars 2012. (Crédit : AFP/Archives Remy Gabalda)
Des policiers devant l'école Ozar Hatorah, à Toulouse, le 19 mars 2012. (Crédit : AFP/Archives Remy Gabalda)

Les procureurs de la ville de Nice, dans le sud est de la France, ont reçu l’ordre de trouver des moyens légaux pour changer le nom d’un bébé que ses parents ont appelé en l’honneur de l’assassin de quatre juifs dans une école de Toulouse en 2012.

S’ils ne peuvent pas contester d’un point de vue légal le choix des parents de donner à leur fils le nom de Mohamed Nizar Merah, des officiels de la ville ont signalé le bébé, né plus tôt ce mois, a annoncé Nice Matin.

Mais Christian Estrosi, ancien maire de Nice et président de la région, a déclaré dans un communiqué vendredi qu’il en avait référé au procureur de la ville pour changer le nom du bébé.

Le terroriste Mohamed Merah avait tué en mars 2012 le rabbin Jonathan Sandler, ses deux jeunes fils, Arieh et Gabriel, et la jeune Miriam Monsonego, à l’école juive Otzar Hatorah, avant de prendre la fuite sur son scooter. Quelques jours avant, Merah avait déjà tué trois soldats français, dont le fils de Latifa Ibn Ziaten, Imad. Il a été abattu par la police dans sa planque deux jours après le massacre de l’école.

Reproduction photo of 8-year-old Miriam Monsonego, daughter of school headmaster Rabbi Yaacov Monsonego, who was killed in a shooting attack at the Ozar Hatorah School in Toulouse, France, early Monday morning. (photo credit: Flash90)
Miriam Monsonego, fille du rabbin Yaacov Monsonego, tués par Mohamed Merah à l’école juive de Toulouse Ozar Hatorah en avril 2012. (Crédit : Flash90)

Estrosi a dit qu’il contesterait la déclaration du nom du bébé sur plusieurs registres, y compris en sa basant sur les lois qui interdisent des noms considérés comme « contraires aux intérêts de l’enfant ». Mais le maire a également écrit qu’il combattrait la déclaration parce qu’elle encourage la violence et le terrorisme.

« C’est inacceptable dans une ville qui souffre encore de l’attaque terroriste meurtrière de cet été, a-t-il écrit en référence à la mort de 84 personnes à Nice le 14 juillet par un terrorisme qui a déclaré allégeance à l’Etat islamique. L’acte de nommer un bébé en l’honneur de Merah « est une attaque sur nos valeurs et la république », soulignait également le communiqué.

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